L’enlèvement, la séquestration, le viol et l’assassinat d’Ann et Eefje

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L’enlèvement, la séquestration, le viol et l’assassinat d’Ann et Eefje

Message  Admin le Mar 25 Mar - 10:55

Ann MARCHAL et Eefje LAMBRECKS sont depuis quelques jours en vacances à la côte belge, plus précisément à Westende, dans un chalet qu’elles louent avec quelques amis, lorsque le 22 août 1995, elles se rendent toutes deux au casino de Blankenberge pour assister à un spectacle d’hypnose, le show ROSTELLI ; elles auraient elles-mêmes participé au spectacle, montant sur la scène et se laissant hypnotiser. A la fin du spectacle, elles auraient été parmi les premières à quitter la salle, comme en témoigne B.T Viviane ; elles auraient commandé une cassette vidéo à la réception du casino, et auraient quitté le casino après 23H45 ; mais elles auraient manqué le tram qui devait les ramener directement à Westende, ainsi que l’atteste le témoin D. Véronique, et auraient donc été contraintes de prendre le suivant, à 0H44, qui ne va que jusqu’à la gare d’Ostende. Le conducteur de ce dernier tram, D. Jacques confirmera les avoir transportées ; selon un autre témoin, elles auraient été assises juste derrière son siège, à l’avant du tram. Cet autre témoin travaillant également dans cette même compagnie de tram, D. Marc, affirme leur avoir parlé lors de leur descente du tram au terminus en gare d’Ostende ; elles lui auraient déclaré vouloir se rendre à Westende. Elles auraient également été aperçues par H. Franky, travaillant aussi à DE LIJN ; selon lui, à 01H20, les deux jeunes filles se trouvaient sur le quai, appuyées contre un mur. Les derniers témoins, enfin, les ayant vues, seraient V. Johan, chauffeur de taxi, qui les décrit passant à côté de son véhicule, et I. Eddy, guichetier à la SNCB, qui affirme également avoir repéré le manège d’un véhicule Citroën CX de teinte grise, immatriculé à l’étranger.
Les deux jeunes filles n’étant pas rentrées, leurs amis signalent leur disparition dès le lendemain vers 17HOO à la police de Westende. L’affaire étant confiée au juge d’instruction BUYSE de Bruges, ces amis, C. Karolien, H. Robby, V. Michaël, A. Siegrid, B. Drien, S. Niel, B. Winde, B. Wouter, C.Philippe, K. Liesbet, C. Freddy et H. Dominique sont entendus sur l’emploi du temps des deux disparues, depuis leur arrivée à la côte jusqu’au show ROSTELLI et sur les différents incidents s’étant déroulés durant ces cinq jours. D’autres multiples devoirs sont entrepris sous la direction du commissaire Luc VAN TIEGHEM ; en vain, jusqu’au 16 août 1996, date à laquelle Marc DUTROUX et Michel LELIEVRE avouent aux enquêteurs du juge d’instruction CONNEROTTE, leur responsabilité dans cette disparition.
Selon ces derniers inculpés, et bien que leurs déclarations présentent de nombreuses divergences, ils se sont rendus à la côte belge le 22 août 1995 avec la Citroën CX grise ; pour l’un, Marc DUTROUX, c’était pour un voyage d’agrément, pour l’autre, Michel LELIEVRE, c’ était pour enlever une fille si l’occasion se présentait. Michel LELIEVRE précise d’ailleurs que les semaines précédentes, il aurait accompagné Marc DUTROUX dans d’autres promenades ayant le même but, mais dans d’autres endroits du pays, principalement le centre, dans la région de Namur et de Charleroi. En aucun cas, ils n’auraient procédé à une reconnaissance dans la région de la côte belge, ensemble ou séparément.
Des témoins affirment cependant avoir vu Marc DUTROUX sur la côte belge, à des dates proches du 22 août 1995.
C’est le cas de L. Pierre, qui séjournait durant la seconde quinzaine du mois d’août 1995, dans un appartement de Westende donnant sur la digue de mer ; il affirme avoir vu, un de ces jours là, Ann MARCHAL et Eefje LAMBRECKS marcher sur la digue sur l’heure de midi ; elles étaient suivies à quelque distance par des individus qu’il identifient clairement comme étant Marc DUTROUX, Michel NIHOUL et Michelle MARTIN.
C’est aussi le cas de G. Maggy, qui déclare avoir été abordée par Marc DUTROUX en juillet 1995 dans une aubette du tram reliant Ostende à Blankenberge.

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Re: L’enlèvement, la séquestration, le viol et l’assassinat d’Ann et Eefje

Message  Admin le Mar 25 Mar - 10:56

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C’est enfin le cas de V. Erik qui affirme avoir vu Marc DUTROUX à Blankenberge, derrière le casino, en compagnie d’Ann et Eefje.
Pour Marc DUTROUX et Michel LELIEVRE, par contre, leur rencontre avec ces deux jeunes filles est le fruit du hasard. En effet, même s’ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le « timing » de leur périple du 22 août à la côte, l’un prétendant être parti le matin, l’autre en soirée, ils s’accordent pour dire qu’ils ont circulé un peu partout entre Ostende et Blankenberge et notamment qu’ils se sont promenés sur la plage. Ce ne serait que dans la nuit, circulant à Bredene sur la route royale, Marc DUTROUX étant au volant, qu’ils auraient aperçu, assises à l’arrière du tram qui les croisait, deux jeunes filles qui éveillèrent leur intérêt. Ils auraient alors fait demi-tour et suivi ledit tram jusqu’au terminus de la gare d’Ostende. Ayant perdu les deux jeunes filles de vue, ils auraient circulé dans la ville et retrouvé celles-ci faisant du stop à la sortie de la ville sur la route de Middelkerke. Ils auraient alors embarqué les deux jeunes filles, mais se rejettent la responsabilité quant à cette initiative, tout comme ils vont se rejeter toute responsabilité sur les actes qui vont suivre cette prise en charge.
Quelque distance plus loin, le verrouillage central de la CX aurait été actionné, empêchant ainsi toute tentative de fuite des deux jeunes filles ; celles-ci auraient alors été contraintes d’avaler de l’Haldol et elles se seraient assoupies après quelque temps. Sur le chemin du retour vers Charleroi, le véhicule CX serait tombé en panne, forçant son conducteur à s’arrêter sur le parking de l’autoroute à hauteur de Wauthier-Braine. Les deux victimes auraient alors été débarquées, toujours endormies, dans le sousbois bordant l’autoroute, et seraient restées à la surveillance de Michel LELIEVRE pendant que Marc DUTROUX retournait à Charleroi rechercher un véhicule de remplacement, avec l’aide de deux irlandais qui stationnaient sur le même parking. Arrivé à Sars la Buissière, Marc DUTROUX aurait réveillé Michelle MARTIN et offrant l’hébergement aux deux irlandais, serait revenu au moyen d’une Ford Sierra au parking de Wauthier-Braine. A ce moment les deux victimes auraient été embarquées, toujours endormies, dans ce nouveau véhicule et conduites directement à Marcinelle par Marc DUTROUX et Michel LELIEVRE, qui dans la foulée seraient retournés à Wauthier-Braine remorquer la CX en panne.
La reconstitution de l’embarquement à Ostende d’An et Eefje dans le véhicule CX, de leur agression à l’intérieur du véhicule ainsi que de leur débarquement et embarquement suite à la panne, a été effectuée le 14 octobre 1998, sur le parking de Wauthier-Braine.
La reconstitution de leur arrivée à Marcinelle a eu lieu sur place le 15 juin 1999 ; les versions des deux auteurs, tout comme pour les deux autres reconstitutions, divergent également sur plusieurs points ; mais ils sont d’accord pour affirmer que les deux victimes auraient été emmenées directement à l’étage, dans la chambre arrière, et que toutes deux auraient été déshabillées complètement, alors qu ‘elles étaient toujours sans connaissance et placées sur les lits superposés.
Selon les dires mêmes des inculpés, et sans que cela n’empêche de nombreuses différences entre leurs versions des faits, il semblerait qu’après avoir été recherché la CX Citroën à Wauthier-Braine et l’avoir déposée à Sars la Buissière, Marc DUTROUX et Michel LELIEVRE ont regagné Marcinelle. Marc DUTROUX, devant s’absenter, a demandé à son complice de rester pour surveiller les deux jeunes filles ; Michel LELIEVRE se serait alors assoupi dans la chambre où étaient séquestrées les deux victimes et à son réveil, Marc DUTROUX étant revenu, lui aurait avoué les avoir violées toutes deux. Puis, Marc DUTROUX aurait reconduit Michel LELIEVRE chez sa mère à Tamines. Ann et Eefje seraient restées plusieurs semaines séquestrées dans la maison du 128 chaussée de Philippeville à Marcinelle en même temps que Julie et Mélissa, ce qui aurait causé de nombreux problèmes d’organisation à Marc DUTROUX ; Michelle MARTIN, mais aussi Michel LELIEVRE et Bernard WEINSTEIN, seraient intervenus pour leur approvisionnement, faisant les courses pendant que Marc DUTROUX restait en permanence auprès des deux jeunes filles ; Michelle MARTIN aurait de plus lessivé le linge des deux jeunes filles ; celles-ci auraient également été conditionnées comme les autres victimes, Marc DUTROUX leur faisant croire qu’une rançon était demandée pour leur libération. Ce qui n’aurait pas empêché Eefje de tenter de s’évader à deux reprises, obligeant ainsi Marc DUTROUX à les enchaîner aux montants des lits superposés.
Marc DUTROUX nie tout rapport sexuel non consenti avec les deux jeunes filles, malgré les accusations, déjà rappelées, émises par Michel LELIEVRE ; au contraire accuse-t-il celui-ci et Bernard WEINSTEIN d’avoir violé Ann MARCHAL, tandis qu’il reconnaît avoir entretenu des rapports consentis avec Eefje LAMBRECKS.
Les médecins-légistes BEAUTHIER et EUGENE-DAHIN, qui ont pratiqué l’autopsie des deux jeunes filles, constatent la disparition de leur hymen et des béances anales qui feraient logiquement penser à des rapports sexuels complets et à des pratiques de sodomie. Les mêmes constatations justifient des conclusions plus nuancées, par l’effet de la putréfaction des corps, dans le chef du professeur DURIGNON.
Au cours des mêmes autopsies, les médecins-légistes ont constaté que les corps entièrement dénudés des deux victimes présentaient un état d’importante maigreur et qu’aucune autre trace traumatique ne pouvait expliquer le décès autrement que par la privation complète d’aliments pour Eefje LAMBRECKS. Les mains d’Ann MARCHAL étaient liées et sa tête était entièrement recouverte d’un sac en plastique, tandis qu’un bâillon recouvrait sa bouche et qu’un emballage de Rohypnol était retrouvé au niveau du pharynx ; ce qui laissait supposer que la victime n’était pas décédée au moment de son inhumation.
Marc DUTROUX nie toute implication dans le décès d’Ann et Eefje ; selon sa version, Bernard WEINSTEIN les a emmenées un soir vers une destination qu’il n’a jamais précisée ; il accuse tantôt Michel LELIEVRE, tantôt Gérard PINON, tantôt les deux d’avoir accompagné Bernard WEINSTEIN dans cette dernière expédition. C’est cependant Marc DUTROUX qui indiquera début septembre 1996 l’endroit où les deux corps ont été enterrés. Michelle MARTIN quant à elle affirme que son mari lui a annoncé, en détails, au mois de septembre 1995, qu’avec Bernard WEINSTEIN ils les avaient endormies avec des médicaments et qu’ils les avaient enterrées à Jumet, au chalet de Bernard WEINSTEIN.
Quant à Michel LELIEVRE, il déclare tout ignorer de la destination des deux jeunes filles ; lorsqu’il a posé la question à Marc DUTROUX à son retour de Slovaquie, début septembre 1995, il se serait vu répondre que les deux filles avaient été conduites où il fallait.


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