Affaire Dutroux

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Affaire Dutroux

Message  Admin le Sam 22 Mar - 17:24

Dans les années 80, Dutroux commet une série de vols, agressions, enlèvements et viols, mettant petit à petit en place un scénario qui se répétera plus tard. En 1988, il sera condamné à 13 ans et demi de prison et relâché en 1992.

* 3 mars 1976: Dutroux se marie avec Françoise Dubois. Elle lui donnera deux garçons en 1978 et 1980. Ils divorceront en 1983.

* 28 avril 1976: Nihoul est condamné pour émission de chèques sans provision.

* 8 décembre 1976: Nihoul est condamné à Bruxelles pour banqueroute frauduleuse.

* 1979: Dutroux est condamné pour vol.

* Septembre 1981: Marc Dutroux rencontre Michelle Martin sur la glace de la patinoire de Forest-National. Dutroux cache à Martin qu’il est déjà marié et qu’il a deux fils.

* 1983: Michèle Martin s’installe chez Dutroux à Goutroux.

* 9 juin 1983: selon Jean Van Peteghem, complice de Marc Dutroux, celui-ci, avec l'aide de deux complices, agresse une dame de 58 ans à Haine-Saint-Pierre. Ils la torturent et lui volent ses économies et ses titres. A Pont-à-Celles et dans la région de Charleroi, Dutroux se rendra coupable de viols (un sur enfant de moins de 14 ans et deux autres sur mineurs), séquestration (cinq jeunes filles), vols et agressions.

* 13 février 1984: on retrouve Christine Van Hees brûlée et violée. Régina Louf (témoin X1) accuse Dutroux.

1984, le 15 février
Marc Dutroux ouvre un compte au Crédit professionnel du Hainaut.

1989, le 26 avril
Par un arrêt de la Cour d'appel de Mons: M. Dutroux est condamné à 10 ans, 3 ans et 6 mois d'emprisonnement du chef de viol (sur enfant de - de 14 ans, sur mineure de + de 14 ans mais - de 16 ans, sur mineur de + de 16 ans) et de séquestration de cinq jeunes filles, d'agression d'une personne âgée et de vols commis en 1985. Il convient de signaler que les faits ont été correctionnalisés par le parquet général, contrairement à l'avis du substitut du procureur du Roi de Charleroi.

1991, 04 juillet,
Dans une lettre à M.Martin, Dutroux fait part de son intention de profiter d'indemnités de chômage/mut

1992, 6 avril
Le ministre de la Justice signe l'arrêté ministériel de libération conditionnelle de M. Dutroux (loi du 31 mai 1888 établissant la libération conditionnelle dans le système pénal et arrêté royal du 17 janvier 1921 contenant les mesures d'exécution des dispositions de la loi du 31 mai 1888 modifiée, concernant la libération conditionnelle des condamnés civils et militaires). Il convient de rappeler que la libération conditionnelle peut être ordonnée par le ministre de la justice sur base de quatre avis : celui du parquet qui a exercé les poursuites, celui du procureur général du ressort, celui du directeur et de la commission administrative de l'établissement pénitentiaire (article 5, alinéa 1er, de la loi du 31 mai 1888).

En l'espèce, les conditions de la libération étaient, notamment, de ne pas fréquenter d'ex-détenus et d'indemniser les victimes à concurrence de 1 000 francs par mois, ce qui, eu égard aux revenus de l'intéressé, près de 80 000 francs/mois, était une contribution modique.

Le médecin traitant de M. Dutroux, le docteur Dumont, (qui fut aussi le médecin-expert de M. Martin dans une procédure judiciaire antérieure) sera proposé par celui-ci pour assurer le suivi médical et il sera accepté par l'administration pénitentiaire.

La guidance sociale et le suivi médical ont laissé à désirer. D'un côté, la guidance sociale ne se réalise pas sur place : M. Dutroux est convoqué dans le bureau de l'assistante sociale et dépose les documents prouvant qu'il suit un traitement. Le contrôle était donc formel et loin de la réalité. En outre, dans tous ses rapports, l'assistante sociale utilise les mêmes termes : " Dutroux semble respecter les conditions 1/4 ", " Il apparaît que ", " Il semblerait que ". Tout reste au conditionnel, sans être clairement établi. L'information est connue : la guidance sera même interrompue pendant un an, pour des raisons liées à l'organisation du service. D'un autre côté, en ce qui concerne le suivi médical, le médecin psychiatre n'informe personne, à aucun moment, de l'évolution du cas, en raison du secret professionnel.
9 avril 1992,

M. Dutroux est reconnu incapable de travailler et il est, à partir de ce moment, pris en charge par la mutuelle, ce qui lui permettra d'obtenir des revenus plus importants que ceux qui lui auraient procuré une éventuelle indemnité de chômage.
Cette situation pose problème par rapport à l'avis de l'unité d'observation et de traitement (UOT) de la prison de Mons, au moment de la demande de libération conditionnelle de M. Dutroux, selon lequel une réinsertion sociale par le travail était possible.

1996, le 13 août

En soirée, le procureur communique à la presse de ne plus diffuser aucune information relative à cette disparition dans l’intérêt de l’enquête. Le black-out sera totalement respecté jusqu’aux retrouvailles de Sabine et Laeticia, puisque ce 13 août, Dutroux, Lelièvre et Martin ont déjà été interpellés et interrogés sur l’enlèvement de Laeticia et que des perquisitions sont déjà menées dans ses différentes maisons et notamment à Marcinelle.


Dernière édition par Admin le Mar 23 Sep - 13:28, édité 7 fois (Raison : Mise à jour)

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Re: Affaire Dutroux

Message  Admin le Mar 23 Sep - 13:17

Source oldrtbf.be
Le 13 août 1996 Marc Dutroux est arrêté à Sars-la-Buissière (dans la région de Charleroi). Mais que s'est-il passé par la suite? Perquisitions, libération de Sabine et Laetitia et découverte des corps de Julie, Mélissa, An et Eefje, dessaisissement de Connerotte, marche blanche,… Voici la chronologie des faits.

* Le 13 août 1996 à 14 heures: la gendarmerie investit à Sars-la-Buissière la maison où réside Michelle Martin. Dutroux et Lelièvre s’y trouvent également. Dutroux et Lelièvre sont arrêtés. Lelièvre est relâché. La maison de Marcinelle est fouillée.

* 14 août 1996: Marc Dutroux est introduit dans la cabinet du juge d’instruction Jean-Marc Connerotte, à Neufchâteau. Il est inculpé de l’enlèvement et de la séquestration de Laetitia Delhez. Lelièvre est à nouveau arrêté après avoir été reconnu comme l’homme accompagnant Dutroux le 9 août à Bertrix (enlèvement de Laetitia Delhez).

* 15 août 1996: Lelièvre avoue l’enlèvement de Laetitia Delhez. Dutroux indique à la police comment ouvrir la cache de la maison de Marcinelle. Laetitia et Sabine sont retrouvées vivantes dans une cache aménagée dans la cave.

* 16 août 1996: Dutroux est emmené au palais de justice de Neufchâteau. La Belgique apprend qu’il est soupçonné du meurtre de Julie, Mélissa, An et Eefje. Nihoul est arrêté pour participation à l’enlèvement et la séquestration d’enfants. Il nie et se présente comme un indicateur de la police de Dinant. Michel Lelièvre avoue avoir enlevé An et Eefje avec Dutroux. Dutroux confirme.

* 17 août 1996: Dutroux avoue avoir hébergé Julie et Mélissa, mais accuse Lelièvre et Weinstein de l’enlèvement. A Sars-la-Buissière les fouilles permettent de découvrir dans la nuit l’endroit où sont enterrés Julie, Mélissa et Bernard Weinstein (complice de Dutroux).

* 18 août 1996: Dutroux et Lelièvre avouent l’enlèvement d’An Marchal et Eefje Lambrecks.

* 19 août 1996: le juge d’instruction Connerotte lance un appel à toute personne ayant connu ou vu l’un des suspects arrêtés. 1.500 réponses ont été enregistrées à cette époque.

* 22 août 1996: On enterre Julie et Mélissa à la basilique Saint-Martin à Liège.

* 23 août 1996: les enquêteurs visionnent une cassette saisie dans le mobile home qui a servi à l'enlèvement de Sabine et Laetitia. La vidéo montre Dutroux violant une jeune fille, une Slovaque de 18 ans venue passer ses vacances à Sars-la-Buissière en juillet 1994 (voir les faits de Dutroux dans les années 80). En juillet 1996, la jeune Slovaque reviendra à Sars-la-Buissière en compagnie de sa jeune soeur. Dutroux la violera également.

* 24 août 1996: le procureur du Roi de Neufchâteau prononce la phrase lourde de sous-entendus: « j’irai jusqu’au bout... Si on me laisse faire ».

* 3 septembre 1996: à Jumet, Dutroux guide les enquêteurs jusqu’à l’endroit où sont enterrées An et Eefje, près du chalet de Bernard Weinstein à Jumet.

* 6 septembre 1996: l’avocat Julien Pierre accepte d’assurer la défense de Dutroux.

* 9 septembre 1996: Funérailles d’An et Eefje.

* 25 septembre 1996: Dutroux est inculpé pour l’assassinat de son complice Bernard Weinstein.

* 5 octobre 1996: début des fouilles infructueuses sur un site minier de Jumet où Dutroux a dit qu’il pourrait y avoir des choses intéressantes.

* 11 octobre 1996: relance de la ligne verte invitant la population à témoigner sur un éventuel contact avec un pédophile ou de cas d’abus sexuels. Près de 3.000 témoignages ont afflué.

* 14 octobre 1996: le juge d'instruction de Neufchâteau Connerotte est dessaisi de l’affaire par l'arrêt spaghetti de la cour de cassation sur action en récusation de la défense de Dutroux, rejointe par celle de Nihoul. Le juge d'instruction Langlois est désigné pour poursuive l'instruction des dossiers. Il y a dépôt d’une proposition visant à instaurer une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la manière dont l’enquête a été menée.

* Du 14 au 19 octobre 1996: 257 manifestations rassemblent quelque 500.000 personnes en guise de protestation.

* 17 octobre 1996: La proposition visant à instaurer une commission d’enquête parlementaire est adoptée.

* 20 octobre 1996: 300.000 personnes marchent dans les rues de Bruxelles pour réclamer une meilleure justice. L’engouement provoque la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Le procès Dutroux se dessine déjà comme plus qu'un simple procès.

* 21 octobre 1996: la commission d’enquête parlementaire sur la manière dont l’enquête a été menée est installée. Les débats dureront 16 mois.

* 5 novembre 1996: la commission d’enquête visite la cave à Marcinelle.

* 12 décembre 1996: lancement officiel des « comités blancs ».

* 18 décembre 1996: La commission d’enquête organise une confrontation nocturne entre l’adjudant Lesage et la juge Doutrèwe.

* 30 décembre 1996: Nihoul écope d’une peine de 3 ans de prison ferme dans le cadre du dossier « SOS Sahel » pour détournement d’argent (22 millions).

* 3 janvier 1997: un incendie ravage le chalet de Bernard Weinstein à Jumet.

* 22 janvier 1997: La chambre des mises en accusation de Liège lève le mandat d’arrêt de Nihoul qui restera néanmoins derrière les barreaux pour purger des condamnations pour escroqueries en 1996 (3 ans) et 1998 (1 ans).

* 14 avril 1997: la commission d’enquête parlementaire rend son premier rapport. Il sera adopté à l’unanimité de la Chambre. Il débouchera sur la création de la police intégrée.

* 19 octobre 1997: les comités blancs se retrouvent à Neufchâteau.

* 14 janvier 1998: création du PNPb par Paul Marchal, parti éphémère.

* 30 janvier 1998: Les magistrats des parquets d’Anvers, de Bruxelles, de Gand et de Neufchâteau déclarent ensemble qu’aucun élément crédible ne vient étayer les thèse de réseaux pédophiles de Régina Louf, témoin X1.

* 15 février 1998: 30.000 personnes marchent à Bruxelles pour la vérité et contre la loi du silence.

* 17 février 1998: un deuxième rapport de la commission d’enquête parlementaire établit que Marc Dutroux n’a pas bénéficié de protections au plus haut de l’Etat. Ce rapport suscite des abstentions chez les libéraux et les écologistes. Marc Verwilghen, à la tête de la commission, suggère une nouvelle commission d’enquête qui ne sera jamais constituée.

* 5 mars 1998: la Chambre adopte la loi Franchimont. Cette loi permet désormais aux parties civiles de demander des devoirs complémentaires et d'être mieux informées. Le gros de la réforme reste toujours à faire.

* 31 mars 1998: Child Focus est opérationnel.

* 23 avril 1998: évasion de Marc Dutroux alors qu’il consultait son dossier au palais de justice de Neufchâteau. Il est rattrapé trois heures plus tard dans les bois de Straimont. Les ministres de la Justice, Stefaan De Clerck, et de l’Intérieur, Johan Vande Lanotte, démissionnent ainsi que le chef de l’Etat-major de la gendarmerie, le général Willy Deridder.

* Fin mai 1998: l’accord « Octopus » lance la réforme des polices.

* 29 mai 1998: le juge d’instruction Dominique Gérard est dessaisi du dossier «trafic de voitures» à charge de Dutroux et consorts. Il sera instruit à Nivelles.

* 2 juin 1998: le parquet de Nivelles requiert la mise à l’instruction de faits de vols de véhicules, d’escroqueries à l’assurance, d’abus de confiance, de faux et usage de faux et d’association de malfaiteurs à charge de Dutroux, Pinon, Rochow, Divers, De Haan et Zicot.

* 22 juin 1998: la Ligue des droits de l’Homme porte plainte contre X dans l’affaire Dutroux, évoquant des manquements graves.

* 16 décembre 1999: Suite à une décision de la commission des libérations conditionnelles, Nihoul est libéré.

* 24 décembre 1999: Nihoul est réincarcéré sur injonction positive du ministre de la Justice parce qu’il ne s’était pas présenté à une convocation de l’assistante de probation. Il sera finalement libéré 19 jours plus tard.

* 19 juin 2000: le tribunal correctionnel de Neufchâteau condamne Dutroux à 5 ans de prison pour les violences commises lors de son évasion. La peine sera confirmée par la cour d’appel de Liège le 6 décembre 2000.

* 27 juin 2000: reconstitution de l’enlèvement de Julie et Mélissa à Grâce Hollogne.

* 8 décembre 2000: la commission des libérations conditionnelles libère sous condition Nihoul. Il quitte la prison le 16 décembre et y retourne 8 jours plus tard pour ne pas avoir rempli les conditions. Il sera libéré le 11 janvier 2001.

* 1er janvier 2001: le niveau fédéral de la police intégrée est mis en place. Les trois principaux services de police (police judiciaire, gendarmerie et polices communales), qui existaient en 1996, disparaissent. Ils sont remplacés par une police intégrée, structurée à deux niveaux, comme l'avait recommandé la commission Dutroux.

* Février 2001: la chambre des mises en accusation de Liège se penche sur l’instruction.

* 22 octobre 2001: La chambre des mises en accusation de Liège, saisie par le parquet général, estime le dossier complet et le transmet au procureur du Roi. La justice décide de laisser un « dossier bis » ouvert afin de permettre de poursuivre l’enquête concernant d’éventuels réseaux.

* 1er janvier 2002: le niveau local de la police intégrée est mis en place.

* 3 janvier 2002: le sénateur Jean-Marie Dedecker (VLD) se rend dans la cellule de Dutroux, accompagné d’un journaliste de VTM qui réalise une interview radio.

* 20 janvier 2002: Dutroux, dans une interview « pirate » réalisée depuis sa cellule affirme l’existence d’un réseau pédophile aux multiples ramifications criminelles.

* 22 avril 2002: le procureur de Roi Michel Bourlet signe le réquisitoire et le transmet au juge Langlois.

* 25 juin 2002: la cour d’appel de Mons condamne Dutroux à 4 ans de prison pour incendie volontaire d’une de ses maisons et escroqueries à l’assurance. Il écope d’un an en plus pour vols.

* 2 août 2002: fin de l’instruction de l’affaire Dutroux.

* 23 décembre 2002: la chambre du conseil de Nivelles revoit au parquet pour devoir complémentaire le dossier « trafic de voitures ».

* 13 janvier 2003: Dutroux décharge l’avocat Julien Pierre de sa défense. Daniel Kahn le remplace, rejoint par Ronny Baudewyn et Martine Van Praet.

* 16 janvier 2003: la chambre du conseil de Liège renvoie Carine Russo devant le tribunal correctionnel pour avoir calomnié un policier.

* 17 janvier 2003: ordonnance de prise de corps de la Chambre de conseil de Neufchâteau renvoyant Dutroux, Martin et Lelièvre aux assises. La Chambre estime qu'il n'y a pas lieu de renvoyer Nihoul aux assises.

* 30 avril 2003: arrêt de la Chambre des mises en accusation renvoyant Dutroux, Martin et Lelièvre aux assises. La Chambre des mises en accusation estime qu'il y a lieu de renvoyer également Nihoul aux assises.

* 20 juin 2003: après expiration du délai de recours devant la cour de cassation, le procureur général de Liège, Anne Thily, confirme la date du procès: le 1er mars 2004. Le procès sera présidé par Stéphane Goux. A ses côtés on trouvera un magistrat suppléant Mr Génicot. Du côté du ministère public, il y aura deux représentants: le procureur du Roi de Neufchâteau, Michel Bourlet qui interviendra sur le fond du dossier, avec à ses côtés, pour les questions de procédure, l’avocat général Jean-Baptiste Andries.

* 10 juillet 2003: Me Daniel Kahn, avocat principal de Dutroux, se retire du dossier affirmant que le procès à venir « ne permettra pas à la vérité de se manifester ».

* 10 octobre 2003: le Tribunal de première instance d’Arlon procède au tirage des 180 personnes susceptibles d’être jurés effectifs ou suppléants pour le procès Dutroux.

* 23 octobre 2003: Me Xavier Magnée confirme qu’il sera le troisième conseil de Marc Dutroux.

* 31 octobre 2003: la chambre du conseil de Neufchâteau dessaisit le parquet du dossier Regina Louf (témoin X1 sur l’existence de réseaux de pédophilies) suivant ainsi les réquisitions du procureur Michel Bourlet qui estimait que les faits dénoncés échappaient à la compétence territoriale.

* 20 décembre 2003: les parties aux procès Dutroux, accusés comme victimes, ont reçu l’acte d’accusation rédigé par le procureur du Roi de Neufchâteau, Michel Bourlet. C’est le seul document écrit qui sera entre les mains des jurés.

* 1er mars 2004: Début du procès Dutroux aux assises d'Arlon.

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Re: Affaire Dutroux

Message  Admin le Mar 23 Sep - 13:20

Du 24 juin 1995 au 9 août 1996, Marc Dutroux va enlever Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia et commettre bien d’autres méfaits (vols, viols, meurtres). L’enquête piétine et les informations ne sont pas ou mal communiquées. Voici la chronologie des faits.

* Julie Lejeune et Melissa Russo disparaissent à Grâce-Hollogne le 24 juin 1995. Dutroux et Martin reconnaissent la séquestration, mais accusent Lelièvre de l'enlèvement. Il y a tentative d'enlèvement à Ougrée de Vanessa Recchia (9ans) et de Dijana Drenovakovic (8 ans). Dutroux sera reconnu par des témoins.

* 25 juin 1995: l'informateur Y (Claude Thirault) rappelle au maréchal des logis Pettens ses informations de 1993 relatives à Dutroux (enquête pour des vols).

* 26 juin 1995: l’enlèvement de Julie et Mélissa est mis à l’instruction par le substitut Hombroise chez la juge Doutrèwe à Liège. La responsabilité de l'enquête sur la disparition de Julie et Mélissa est confiée au commissaire Lamoque (PJ) et à l'adjudant Gilot (gendarmerie de Grâce Hollogne). L'adjudant Lesage (BSR de Seraing) en sera l'homme clé.

* 27 juin 1995: Claude Thirault rencontre Marc Dutroux. Celui-ci propose de participer à un «gros coup».

* Fin juin 1995: tentative d'enlèvement à Spy sur la personne de Thyfène Callegaro (4 ans). Lelièvre sera reconnu par un témoin.

* Juillet 1995: Lelièvre rencontre Vanda, une jeune slovaque qui lui donnera un fils un an plus tard.

* 1 juillet 1995: Mme la juge Doutrèwe part en vacances. Elle sera remplacée par le juge d'instruction Coumane. Dutroux et Weinstein entament les travaux de viabilisation de la cache de Marcinelle.

* 5 juillet 1995: le juge d'instruction Coumane reçoit Gilot (gendarmerie de Grâce Hollogne) et lui indique que la gendarmerie travaillera sous la tutelle du commissaire Daniel Lamoque (PJ).

* 7 juillet 1995: le juge d'instruction Coumane est remplacé par le juge d'instruction Reynders. Bouvy (premier maréchal des logis de Charleroi) envoie un fax à Grâce Hollogne contenant des renseignements sur les antécédents de Dutroux à savoir les viols sur mineurs, perquisitions, travaux dans les caves (voir les faits de Dutroux dans les années 80).

* Mi-juillet, 1995 Lelièvre fait connaissance avec Dutroux. Celui-ci lui offre de l’héberger dans sa maison de Jemeppe. Pour le paiement des loyers, il lui propose de vendre de la drogue.

* 17 juillet 1995: le premier maréchal des logis Martin de la BSR de Seraing (brigade de Grace Hollogne) adresse un fax au BCR afin d'obtenir des informations concernant Dutroux.

* 21 juillet 1995: les travaux dans la cache de Marcinelle sont terminés.

* 25 juillet 1995: le BCR de la gendarmerie envoie à la BSR de Seraing toute la documentation sur Dutroux. Michaux effectue pendant quelques jours un contrôle de la maison de Dutroux à Marcinelle.

* 27 juillet 1995: les parents Russo et Lejeune lancent un appel à témoins afin de retrouver un personnage non identifié aperçu par un témoin lors de l'enlèvement.

* 28 juillet 1995: l'adjudant Lesage envoie un fax à la section mœurs de la BSR de Charleroi (maréchal des logis Michaux) pour demander un contrôle des véhicules de Dutroux et Martin et des renseignements concernant l'emploi des caves.

* 31 juillet 1995: l'adjudant Lesage informe la juge Doutrèwe (de retour de vacances), en présence de Gilot et Lamorque, des informations transmises par la gendarmerie de Charleroi.

* 1er août 1995: Michelle Martin reçoit la visite du gendarme Dandois de la brigade de Thuin (Anderlues) chargé de l'auditionner sur la présence d'une CX grise CLV772.

* Entre le 1er et le 4 août 1995, Pettens, à la demande de Michaux, téléphone à son informateur Y (Thirault) et lui demande de venir parler de Dutroux au siège de l'unité.

* 3 août 1995: la juge d'instruction Doutrèwe descend sur les lieux.

* 4 août 1995: Michaux envoie un fax à la BSR de Grâce Hollogne pour informer que l'informateur Y(Thirault) confirme ses accusations. Il précise que Dutroux aménage dans ses caves une cellule pour accueillir des filles avant de les envoyer à l'étranger. Selon Gilot cette information est communiquée verbalement 10 jours plus tard à la juge Doutrèwe.

* 7 août 1995: la gendarmerie de Grâce Hollogne demande au BCR un dossier complet Dutroux.

* 9 août 1995: réunion des BSR de Charleroi, Namur, Thuin et Seraing - il s'agit des BSR des territoires où Dutroux possède des maisons - afin de rassembler des renseignements sur Dutroux, suspecté dans l'enlèvement de Julie et Mélissa.

* 10 août 1995: Pettens rédige un rapport d'information à destination du capitaine Bal (Charleroi).

* 16 août 1995: le capitaine Bal (Charleroi) signe le rapport relatif à la réunion du 9 août. Il est décidé d'obtenir des mandats de perquisition afin de s'assurer du passage ou de la présence d'enfants dans une demeure de Dutroux. Réunion au cabinet de la juge Doutrèwe en présence de Lesage, Gilot et Lamoque.

* Nuit du 22 au 23 août 1995: enlèvement d’An Marchal et d’Eefje Lambrecks à Bredene, à la côte belge après qu’elles aient assisté à un spectacle de l'hypnotiseur Rastelli. La voiture des ravisseurs tombe en panne sur l'autoroute. Dutroux convainc deux touristes irlandais de l'emmener à Sars-la-Buissière. Elles seront séquestrées à Marcinelle d’abord, à l’étage de la maison car Julie et Mélissa sont toujours enfermées à la cave, puis à Jumet chez Weinstein.

* 24 août 1995: le major Decraene du BCR transmet à toutes les brigades du district de gendarmerie de Bruges un avis de recherche à charge de Dutroux suite à la disparition de An et Eefje.

* 25 août 1995: le commandant Legros (gendarmerie de Charleroi) signe le document Othello (Charleroi) concernant la mise sous surveillance de Dutroux par le groupe POSA. L'opération est avalisée par le Parquet de Charleroi (premier substitut Marianne Robert). C'est la période pendant laquelle Julie et Mélissa sont à Marcinelle et An et Eefje transitent par le domicile de Dutroux avant d'échouer à Jumet. Nouveau contact entre Pettens, Bouvy et l'informateur Y(Thirault).

* 4 septembre 1995: le juge Lorent de Charleroi reçoit une lettre de la propriétaire de Dutroux (sa propre mère) signalant la présence de deux jeunes filles dans une maison de Jemeppe-sur-Sambre. Création au BCR (major Decraene) d'une cellule nationale de disparitions d'enfants.

* 6 septembre 1995: le juge d'instruction Buysse (Bruges) est requis pour la disparition de An et Eefje.

* 13 septembre 1995: les parents réclament l'accès au dossier que le procureur de Liège leur refuse. Ils finiront par l'obtenir trois mois après la découverte des corps.

* Mi-septembre 1995: An et Eefje décèdent probablement vers le milieu du mois de septembre.

* 18 septembre 1995: Lelièvre est condamné à Namur pour vols.

* 19 septembre 1995: la juge Doutrèwe demande au BCR à être tenue au courant de tout élément susceptible de faire progresser l'enquête.

* 22 septembre 1995: le commandant Shot du district de Charleroi reprend la gestion de l'opération Othello.

* Le week-end du 23 au 25 septembre 1995, Weinstein, Pierre Rochow et Philippe Divers volent un camion Iveco à Wauthier-Braine. Gérard Pinon, propriétaire du hangar dans lequel est caché le camion et informateur de la PJ de Charleroi, prévient l’inspecteur Gérard Zicot.

* Fin septembre 1995: selon Michelle Martin, Dutroux lui annonce la mort de An et Eefje par inhumation.

* Octobre 1995: tentative d'enlèvement à Gerpinnes de Mélissa Dogot (8 ans). Dutroux sera identifié par la victime.

* 7 octobre 1995: Pettens transmet à Michaux, suite à de nouvelles informations de Y(Thirault), les coordonnées d'une personne à qui Dutroux a proposé d'enlever une fille à l'entrée d'un camping à Hoofstade (Mechelen).

* 17 octobre 1995: réunion des parents à l'État-major de la gendarmerie pour leur communiquer des renseignements sur l'enquête. Trois jours plus tard les parents écriront au ministre de la Justice pour demander des renforts pour l'enquête.

* 24 octobre 1995: Michaux rencontre la substitut Troch. Il lui parle de l'opération Othello et des soupçons pesant sur Dutroux. Mme Troch convoquera plus tard le commandant Legros pour prendre en charge l'opération.

* 31 octobre 1995: ordonnance de renvoi de Dutroux devant le tribunal correctionnel pour les vols de 1992, 1993 et 1994. L'affaire est fixée au mois d'octobre 1996. Dutroux est en liberté conditionnelle depuis avril 1992.

* 3 novembre 1995: offre du ministre de la Justice de mettre des moyens supplémentaires à la disposition des enquêteurs. Cette n’offre n’est pas prise en compte par le juge d’instruction Doutrèwe.

* 4 et 5 novembre 1995: Dutroux détient Philippe Divers, Pierre Rochow et Bénédicte Jadot dans le chalet de Weinstein à Jumet.

* 24 novembre 1995: Michelle Martin accouche d’une fille.

* Fin novembre 1995 (vers le 24-25 novembre), Dutroux tue Bernard Weinstein après l’avoir torturé et volé.

* Du 6 décembre 1995 au 20 mars 1996: incarcération de Dutroux pour une affaire de vol et de séquestration de complices (Divers et Rochow) avec lesquels il avait un différend dans le cadre d’un trafic de voitures.

* 13 décembre 1995: perquisition de la gendarmerie chez Dutroux par Michaux.

* 19 décembre 1995: nouvelle perquisition de la gendarmerie chez Dutroux. Michaux entend des cris d’enfants, mais n’y prête pas attention.

* 31 janvier 1996: le dossier vol et séquestration de complices est classé par le parquet de Charleroi.

* 20 mars 1996: Dutroux est libéré. Selon-lui, à sa sortie de prison Julie et Mélissa agonisent dans la cache.

* 27 mars 1996: Julie et Mélissa sont sans doute enterrées à Sars-la-Buissière.

* 19 avril 1996: Nihoul donne David Walsh, trafiquant de drogue, à la police et lui vole des milliers de pilules d’exstasy afin de les revendre par l’intermédiaire de Lelièvre.

* 23 avril 1996: David Walsh est arrêté.

* 28 mai 1996: Dutroux et Michel Lelièvre enlèvent Sabine Dardenne à Kain en emportant sa bicyclette.

* 8 juin 1996: Naissance du fils de Michel Lelièvre.

* 23 juin 1996: conférence de presse des Russo et Lejeune.

* Eté 1996: les parents des victimes recourent aux services d’un détective privé, Michel Thirion.

* Juillet 1996: une jeune Slovaque venue passer ses vacances chez Dutroux en 1994 revient à Sars-la-Buissière avec sa jeune sœur, Yancka Mackova. Dutroux violera celle-ci.

* Du mardi 6 août au samedi 9 août, Dutroux et Lelièvre écument les Ardennes à la recherche d’une fille.

* 8 août 1996: la brigade de gendarmerie de Bertrix procède à une enquête de voisinage. Elle montre aux habitants des photos de Sabine Dardenne. Celle-ci aurait été aperçue le 23 juillet accompagnée d’un homme d’une quarantaine d’années.

* 9 août 1996: Dutroux et Michel Lelièvre enlèvent Laetitia Delhez à la sortie de la piscine de Bertrix dans un mobile home Renault.

* 10 août 1996 : Nihoul fournit à Lelièvre 1.000 comprimés d’ecstasy. Une instruction est ouverte auprès du juge d’instruction Jacques Langlois.

* 11 août 1996: Dutroux va chercher une voiture chez Nihoul.

* Le 12 août 1996: Dutroux met en présence Laetitia et Sabine. Il va chercher chez Nihoul une voiture en panne. Sœur Etienne, une religieuse, et Benoit Tinant, un étudiant, déclarent avoir vu une camionnette blanche aux abords de la piscine de Bertrix le 9 août. Dutroux est considéré comme suspect potentiel de l’enlèvement de Sabine Dardenne. L’opération Obélix commence.

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Re: Affaire Dutroux

Message  Admin le Mar 23 Sep - 13:22

* 2 juin 1984: Michèle Martine accouche d’un garçon, Frédéric. Dutroux devient hystérique et fuit le plus souvent possible sa compagne et son fils, déçu de n’avoir pas eu une fille.

* 31 Janvier 1985: selon Jean Van Peteghem, Dutroux aurait enlevé et violé une adolescente de 18 ans, à Obaix.

* 1er mars 1985: arrestation de Dutroux pour viol et vol qualifié. Un mois de détention préventive à Mons.

* 7 juin 1985: Dutroux et Jean Van Peteghem enlèvent une fillette devant la piscine de Gilly. Elle a 11 ans. Dutroux la viole sur le siège passager de sa camionnette Peugeot puis la libère près de l'hôpital de Gosselies.

* De juin à octobre 1985, Dutroux et Van Peteghem volent des voitures et des pièces de rechange, cambriolent une friterie et volent des meubles dans un entrepôt de Gilly.

* 17 octobre 1985: Dutroux, avec deux complices, enlève dans la région de Binche une fille de 19 ans. Elle est violée dans une maison.

* 14 décembre 1985: Dutroux et Van Peteghem enlèvent à Nalinnes une étudiante de l'ULB. Elle est emmenée dans une maison où elle est violée par les deux hommes en présence de Michèle Martin. Elle est ramenée le lendemain près de chez elle.

* 18 décembre 1985: Dutroux, Van Peteghem et Martin enlèvent une jeune fille de 15 ans à Pont-à-Celles. Elle est emmenée dans une maison et violée. Elle est relâchée le soir près de chez elle.

* Janvier 1986: Dutroux et Van Peteghem s'en seraient pris à deux jeunes filles âgées d'une quinzaine d'années. Elles n'ont jamais été retrouvées.

* 3 février 1986: arrestation de Dutroux, Van Peteghem et Martin par le juge d'instruction Lacroix. Martin est libérée après quelques semaines de détention préventive. Elle est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Martin n’écopera que de trois ans de prison et fait, sur insistance de Dutroux, appel.

* 19 février 1986: Marc Dutroux rencontre Patrice Charbonnier à la prison de Jamioulx. Charbonnier est un braqueur qui révéla à Dutroux l’existence chez lui d’une cache secrète. Idée qui fera son chemin.

* 24 juin 1988: le tribunal correctionnel de Charleroi condamne Dutroux pour les faits commis jusqu'en 1985 (viols, séquestrations, vols, port d'armes...). Il est envoyé pour 13 ans et demi derrière les barreaux. Il entraîne Martin devant la cour de cassation. L'adjudant Duthuin participe aux enquêtes et observera plus tard des similitudes avec les faits de 1995.

* 16 décembre 1988: Martin accepte de se marier avec Dutroux, toujours incarcéré.

* 17 janvier 1989: Nihoul est incarcéré à la prison de Forest pour escroquerie.

* 26 avril 1989: la cour d’appel de Mons relèvera de 3 à 5 ans la condamnation de Martin. Les faits reprochés à Dutroux seront correctionnalisés (le procès des tueurs du Brabant empêchant d’aller aux assises) sur requête du procureur du Roi à Mons Demanet et contre l'avis du procureur de Charleroi Marchandise qui considère Dutroux comme un délinquant sexuel grave.

* 24 avril 1990: Nihoul est condamné à 3 ans de prison pour émission de chèques sans provision.

* 26 avril 1991: Dutroux est déchu de l'autorité parentale de son fils Frédéric, né en 1984.

* 6 août 1991: Martin sort sous conditions de la prison de Bruges après deux années de détention.

* 27 août 1991: quelques semaines avant la libération de Dutroux, Van Peteghem se tue à Liège dans un accident de la route.

* Janvier 1992: Permissions de sortie et congés pénitentiaires pour Dutroux dans le but de préparer sa réinsertion. Il n’a purgé que 6 des 13 ans et demi de prison auxquels il a été condamné.

* Mars 1992: débat sur la libération conditionnelle de Dutroux. Le procureur général de Mons, Demanet, y est hostile.

* 6 avril 1992: le ministre de la Justice, Melchior Wathelet, décide de remettre Dutroux en liberté conditionnelle après avoir accompli la moitié de sa peine (sa date de libération définitive est le 13 mars 1998). Il est suivi médico-psychologiquement par le docteur Dumont qui lui prescrira de grandes quantités de neuroleptiques (Haldol et Rohypnol) que Dutroux ne prend pas et qu’il utilisera pour endormir ses victimes.

* 8 avril 1992: Dutroux est libéré sur décision du ministre de la Justice Melchior Wathelet.

* 9 juin 1992: Weinstein s’installe dans le chalet de Jumet.

* 21 août 1992: Dutroux achète la maison de Sars-la-Buissière.

* Novembre 1992: Dutroux est accusé d'attouchements sexuels sur des petites filles à la patinoire de Charleroi.

* 1 août 1993: Dutroux entreprend de percer le mur de l’ancienne citerne d’eau dans la cave de marcinelle.

* 21 octobre 1993: l'informateur Claude Thirault renseigne le maréchal des logis Pettens (brigade de Charleroi) sur les vols.

* 7 novembre 1993: Lelièvre est contrôlé par la police sur un parking d’un dancing. Il transporte de la drogue. Il est arrêté et placé en détention préventive durant 5 mois. C’est là qu’il rencontrera Casper Flier qui le mettra en relation avec Nihoul.

* 8 novembre 1993: perquisition chez Dutroux par Pettens. On trouve des émetteurs-récepteurs et une carabine 22 long. C’est après la perquisition que Dutroux commence la construction de sa cache dans la cave.

* 10 et 26 novembre 1993: nouvelles perquisitions dans les maisons de Dutroux.

* 6 décembre 1993: demande de filature par le peloton d'intervention POSA adressée par Pettens et Bouvy.

* 10 décembre 1993: la gendarmerie demande au juge d'instruction d'initier une opération de filature (Décime) de Dutroux afin de localiser des dépôts d'objets volés.

* Fin 1993, Lelièvre, en prison pour trafic de drogue, est mis en contact via un codétenu avec Michel Nihoul. A sa sortie de prison, Lelièvre s'installe chez Michael Diakostavrianos qui lui fera rencontrer Dutroux.

* Janvier 1994: début de l'opération "Décime": mise sous surveillance de Dutroux par la gendarmerie pour les soupçons de vols. Pettens localise les différentes maisons de Dutroux à Marchienne-au-Pont, Sars-la-Buissière, Jemeppe et Marcinelle. Il informe Bouvy. A Marchienne-au-Pont des travaux d'aménagement des caves sont constatés.

* 16 février 1994: l’opération Décime est arrêtée.

* 3 mars 1994: Lelièvre est libéré. C’est après cette libération qu’il fait connaissance avec Michel Nihoul.

* Juin 1995: Dutroux entraîne Olivier P. en repérage à Gosselies, Nivelles puis à Hofstade en vue d'enlever une jeune fille.

* 13 juin 1994: perquisition chez Dutroux concernant les vols.

* 29 juillet 1994: Dutroux violera une jeune slovaque de 18 ans, Eva Mackova, venue passer ses vacances à Sars-la-Buissière.

* Novembre 1994: Lelièvre retourne en prison 21 jours, soupçonné d’être l’auteur de vols à Sambreville.

* 14 novembre 1994: le juge d'instruction Lorent signale au substitut Colard que l'enquête est pratiquement terminée. Mme le substitut Favaro prend connaissance du dossier de vols.

* Fin avril 1995: Nihoul, Lelièvre et David Walsh écoulent au Maroc une Mercedes volée.

* 29 mai 1995: réquisitoire du substitut Favaro à charge de Dutroux. Il est renvoyé devant le tribunal correctionnel du chef de vols commis en 1992, 1993 et 1994.

* Juin 1995: voyage de Lelièvre et Diakostavrianos en Slovaquie. Ils y rencontrent un fournisseur. Dutroux effectuera aussi des voyages en Slovaquie et recevra chez lui de jeunes Slovaques qu'il violera et filmera nues après les avoir endormies. Parmi elles, Henriette Palusova qu'il enlève le 4 juin 1995.

* 10 juin 1995: Dutroux essaie de voler une Citroën BX à Namur.

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