En 1986 : l’Affaire du CRIES

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En 1986 : l’Affaire du CRIES

Message  Admin le Lun 7 Déc - 12:54

"En 1986 : l’Affaire du CRIES
Cette affaire est certainement, avant le dévoilement de l’affaire Dutroux, la preuve la
plus évidente que des réseaux de pédophilie internationaux sévissent en Belgique
depuis des années , et que, même s’il y a eu des condamnations, ces réseaux n’ont pas
arrêté leurs activités après le procès.
L’affaire du CRIES éclate en Belgique en 1986 avec l’arrestation d’un pédophile
(Devuyst) en relation avec Michel Felu, 45 ans, un homme qui comme P. Derochette, a été
interné sans jugement pour des faits de pédophilie puis libéré, et qui a été engagé, par
compassion dira-t-il, comme homme à tout faire par le directeur de L’UNICEF Belgique
Joseph Verbeeck.
Michel Felu se sert des locaux de l’UNICEF pour organiser des séances de photos de
pornographie enfantine. Il offre des cadeaux aux enfants, dira-t-il.
4
Au cours de perquisitions opérées le 24 février 1987, les enquêteurs trouvent des photos, et
du matériel servant à des séances de pédophilie. Felu avait aussi un laboratoire de photos
qu’il avait été prié d’évacuer peu avant par la direction de l’Unicef décidément peu
clairvoyante étant donné les antécédents de Felu…
Certaines de ces photos, disons les plus « soft » qui ne mettent pas en scène des abus
sexuels par des adultes, sont diffusées dans la revue « L’Espoir » éditée par le CRIES
(Centre de Recherche et d’Information sur l’Enfance et la Sexualité).
« L’Espoir » fait l’apologie de la liberté des relations sexuelles entre adultes et enfants .La
revue est distribuée dans certaines librairies et centre « progressistes ».
Le CRIES a alors son siège Chaussée d’Ixelles dans l’immeuble qui abrite également
« Infor-Homosexuelité » et « Radio Antenne Rose » qui vont proclamer faut et fort par des
droits de réponse à la presse, qu’ils condamnent la pédophilie, malgré les liens étroits
qu’ils ont avec le fondateur du CRIES, Philippe Carpentier.
La police découvre que le CRIES cache en fait un réseau international de pédophiles
qui concerne au moins 18 pays.
4.000 photos et cassettes sont saisis - un gendarme écoeuré qui les a vues me dira qu’il y
en avait un m° !- Un matériel qui n’a plus rien avoir avec le soi-disant « naturisme » de la
revue « L’Espoir », mais « qui montre des scènes atroces d’abus d’enfants qui ne sont
quelquefois que des bébés. » Selon la presse,(« La Dernière Heure » 23/ 11 /89 et 4/4/87)
« une centaine d’enfants sont répertoriés sur ces photos et cassettes destinées au
commerce dont les filières s’étendent jusqu’au Canada, au Brésil, au Japon et en
Afrique. »Les photos informatisées pour être commercialisées ont été retrouvées chez les
principaux animateurs du Cries.
Un fichier est saisi contenant les noms des centaines de membres du Cries à travers le
monde, dont à ma connaissance, une soixantaine en Belgique.
En Belgique l‘enquête révèle que le réseau « s’est développé en plusieurs endroits, pas
seulement dans les locaux de L’Unicef, mais aussi dans des appartements à Anvers et à
Bruxelles où de jeunes enfants étaient photographiés lors de « parties ».( Le Soir 5/5/87).
Après l’arrestation de Michel Felu, en mars 87, une série d’autres personnes sont arrêtées
dont l’un se suicide le lendemain dans sa cellule.
Deux personnes sont arrêtées aux Pays Bas, à Delft ou la police saisit de nombreux
documents chez l’architecte, Jan Weeckers. L’enquête se développe également en Suisse,
en France et en Grande Bretagne.
Un suisse Beat Meir est arrêté à Douvres, en possession de matériel de pornographie
enfantine alors qu’il allait s’embarquer pour Calais avec un enfant de 4 ans .
Un homme de nationalité américaine, Timothy P,27 ans résidant à Zaventhem est inculpé
de trafic d’objets obscènes.
En Belgique parmi les inculpés on trouve le fondateur du Cries, Philippe Carpentier
ancien traducteur juré au Parquet de Bruxelles, le photographe Olivier Ralet, le directeur
de l’Unicef et ancien journaliste Jos Verbeeck, un cinéaste, un traducteur au ministère de
la justice, deux médecins dont l’un a fourni son aide pour organiser le réseau informatique
du CRIES, un homme qui clame n’avoir participé que 2 mois à l’administration de la revue
« l’Espoir »), un chef louveteau, un ingénieur responsable du CRIES, un professeur et des
parents qui ont loué leurs enfants au réseau . ( Viviane H. 42 ans qui louait son petit
garçon pour 20.000 FB., une mère de famille qui a mis son fils et sa fille dans le réseau, et
un couple d’Anvers, qui a prostitué son petit garçon. ).
Jacques Delbouille qui va se répandre en insultes contre le journaliste René Haquin dans
la presse homo, est condamné à un an avec sursis pour fait de rébellion et port d’armes
prohibée en marge de l’affaire du Cries sur les listes duquel il figure.
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25 enfants de 5 à 16 ans ont été identifiés par la section moeurs de la PJ.
Le 7 mars 1988 , 17 hommes et femmes comparaissent devant la 57° chambre
correctionnelle pour attentat à la pudeur et outrages aux moeurs sur des enfants.
Jean-Claude Weber, l’un des principaux protagonistes du réseau du Cries, qui se fait
passer pour cinéaste, domicilié à Jupille, est emprisonné à Montpellier au moment du
procès. Il vient d’être condamné à 6 ans de prison en France pour des faits de pédophilie.
13 prévenus sont condamnés sévèrement . Le père qui a livré son fils aux bourreaux, un
facteur des postes, jugé séparément, écope de 7 ans de prison, son épouse a été déclarée
mentalement irresponsable.
Malgré la sévérité des peines prononcées on constate que tous les prévenus ne se
retrouvent pas devant le tribunal (notamment les médecins) et qu’une mère de famille dont
le nom n’a jamais été cité par la presse et qui avait autorisé un des inculpés à prendre des
photos de sa fille, est acquittée ,je cite, « le tribunal estimant que les faits qui lui sont
reprochés provenaient du souci dans certains milieux de paraître branchés »… .
En octobre 88, la cour d’Appel aggrave d’un ou deux ans les peines prononcées en
correctionnelle. Felu et Carpentier sont condamnés au maximum :10 ans .Par contre le
directeur de l’Unicef, condamné à 2 ans avec sursis , est cette fois acquitté .
En août 1991, extradé par la France, J.C. Weber écope de 9 ans de prison.
La presse estime qu’un point final a été mis à ce terrible scandale du Cries.
Plus un mot sur les petites victimes et l’attention que la justice aurait du leur porter.
Plus un mot sur les ramifications internationales du réseau belge et de ses clients.
Comme par hasard, on retrouve des photos du CRIES sur le CD Rom dit « de
Zandvoort » !
Jean-Marc Houdmont a également été interrogé dans la cadre de ce même dossier du
CRIES.
Houdmont a été suspecté de trafic de matériel pédophile. (On en a retrouvé dans son châlet
incendié en 1990). Il s’est (opportunément ?) tué dans un accident de voiture le 25 février
1997, alors qu’il se rendait à Namur pour faire des « révélations » au juge d’instruction
Coméliau sur l’enlèvement d’Elisabeth Brichet disparue en 1989.
Sur les listes du Cries figurent aussi toutes les organisations de défense de la
pédophilie en France, en GB, aux EU, au Danemark etc.. Ce qui prouve que ce n’est
pas un petit lieu de thérapie de groupe comme les défenseurs du Cries ont voulu le
faire apparaître.
En France, où 280 personnes figurent sur les listes du CRIES l’affaire sera
totalement étouffée, avec les grands moyens..
Le relais principal du réseau CRIES en France est le « Centre du Christ libérateur » à
Paris, une organisation qui se présente comme « Centre pastoral et psychologique
d’entraide aux minorités sexuelles » animée par le pasteur belge Joseph Doucé .
Parmi ces minorités, dont le pasteur s’occupe, les pédophiles, qui se réunissent chez lui
tous les dimanches et pour la défense desquels il a écrit un livre « La pédophilie en
question ».
Il développe une fine stratégie dans le but de casser ce qu’il appelle le tabou de la
pédophilie. Les textes du pasteur sont éloquents. Pour lui « La relation pédophilique, c’est
la concrétisation des désirs de l’enfant et de l’adulte, désirs mutuels qui font un véritable
partage…(p.38) » .
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Il insiste sur le fait qu’il faut éviter d’agir de front en faveur de la pédophilie, mais qu’il
faut plutôt infiltrer les mouvements qui défendent la liberté individuelle et faire du
lobbying auprès des responsables politiques pour abaisser l’âge de la majorité sexuelle.
Danièle Mitterand et son Mouvement « France-Libertés » figure en bonne place dans les
fichiers du curieux pasteur
Le 19 juillet 1990, Joseph Doucé disparaît. Selon des témoins, dont son ami Guy Bondar,
le pasteur est parti de son plein gré avec deux agents de services de renseignement qu’il
connaissait, en déclarant à son ami qu’il se rendait au « château », ce qui dans son
vocabulaire signifiait l’Elysée… .Son cadavre sera retrouvé, selon la version officielle, le
17 octobre en forêt de Rambouillet.
Un inspecteur des renseignements généraux J.P.Dufourg a été inculpé du meurtre puis
disculpé en 1998.
A-t-on voulu faire taire le pasteur ou a-t-on voulu le faire parler ?
L’enquête, 10 ans après, n’est pas close, mais a tous les parfums nauséabonds des
chantages et couvertures, bref d’une affaire d’Etat, une des plus pourries du règne de
Mitterand…
Doucé était occasionnellement un indicateur de la brigade des moeurs, mais il avait aussi
de solides relations dans les milieux politiques, littéraires, du show-biz et de la mode. Il
était au courant des penchants sexuels de personnes importantes qu’il aurait pu faire
chanter"

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