BCR connaissait X1

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BCR connaissait X1

Message  Admin le Ven 20 Nov - 23:28

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tueries du brabant

Ruf Nachtergaele



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MessageSujet: Re: le DOSSIER X1 et consorts Aujourd'hui à 8:39 Sélectionner/Désélectionner multi-citation Répondre en citant
AC30 a écrit:
X1 faisait des reconstitutions théatrales dans le cadre d'actions d'aide à des victimes d'abus n'est-ce pas ? L'organisation de Tania collaborait parfois avec la GD, non ? Donc X1 devait être connue de la GD aussi.

cet histoire est connu.

study les dossiers X.



La première piste sur laquelle Pignolet fait travailler Goossens lui a été fournie par son confrère Van Espen et elle est à première vue spectaculaire. Presque trop belle pour être vraie. Van Espen a raconté à Pignolet qu’il avait entendu dire que Regina Louf avait participé plusieurs fois, en 1989, en tant qu’actrice à un jeu de rôles pour les jeunes recrues de la gendarmerie.5 Si on y ajoute le fait que le témoin X2 et le gendarme Michel Clippe se connaissaient avant l’ouverture des dossiers X, le mystère semble résolu. De Baets devait avoir besoin de quelqu’un capable de «jouer» la victime d’abus sexuels, et apparemment, il n’est même pas allé la chercher bien loin. Goossens est chargé de vérifier s’il existe une liste des femmes qui ont participé à ces jeux de rôles et «si cette liste a été consultée en 1996 par des enquêteurs de Neufchâteau».6 Pignolet espère y trouver un après l’autre les noms de tous les témoins X. Plus tard, le quotidien De Standaard étalera cette histoire à la une. «Entre 1989 et 1990, X1 a tenu à plusieurs reprises le rôle de femme violée lors d’un jeu de rôles à l’Ecole de gendarmerie», apprend-on. Et, en fin d’article: «Il est tout à fait étonnant qu’en 1989, lors de sa prestation à l’Ecole de gendarmerie, elle n’ait pas dit un mot de ce qu’elle savait des meurtres de Christine Van Hees ou Carine Dellaert.» 7
Plus d’un mois avant cet article, l’adjudant Goossens a déjà mené son enquête. Le 4 décembre, il a rendu ses conclusions à Pignolet, dont les soupçons se sont effondrés comme un château de cartes. Goossens lui explique qu’à l’époque, ce sont en tout et pour tout quatre femmes qui ont été engagées pour ces cours de «Techniques d’audition», organisés à l’initiative de la secrétaire d’Etat à l’Emancipation sociale, Miet Smet, et du Bureau Central des Disparitions (BCR) de la gendarmerie. Ces femmes étaient toutes les quatre des bénévoles de l’association Tegen Haar Wil.8 La provenance de Regina Louf ne pourrait pas être beaucoup plus respectable que cela. Depuis lors, les fondatrices de l’association ont vu leur travail de pionnières récompensé par des postes académiques ou dans la fonction publique, et elles sont assez connues au sein du mouvement féministe flamand.
Au BCR, c’est le maréchal des logis chef Paul Laforce qui s’est occupé de ce projet. Laforce enseigne à l’Ecole des sous-officiers d’élite et il s’est vu confier la tâche d’apprendre aux aspirants maréchaux des logis chefs comment réagir lorsqu’une femme vient déclarer un viol. Voici ce dont se souvient Paul Laforce: «Regina Louf n’est venue ici qu’une seule fois. Comme il n’y avait pas de budget pour la payer, je l’ai personnellement défrayée pour son voyage et pour un sandwich que je lui ai payé à midi. Nous, Danny Durynck et moi-même, avons décidé après cette session d’une journée de ne pas reprendre Regina Louf, vu que nous estimions qu’elle était trop instable. J’entends par là qu’elle était émotionnellement trop impliquée dans les rôles qu’elle jouait.»9 Le collègue de Laforce est également entendu. Danny Durynck déclare: «Par la suite, nous n’avons plus fait appel à Louf, vu son apparence, son attitude particulière envers la gendarmerie et le fait que nous avions l’impression qu’elle ne jouait pas un rôle, mais qu’elle puisait apparemment dans sa propre expérience.»10
En 1990, c’est Anne Kesteloot qui est envoyée par THW pour jouer le rôle de la femme violée. Aujourd’hui, elle est coordinatrice provinciale pour la Flandre orientale du projet Violences Physiques et Sexuelles envers les Femmes. Kesteloot se souvient très bien de Regina Louf qui avait cherché de l’aide chez THW en 1989. Elle s’y était sentie tellement bien qu’elle avait proposé de faire des travaux administratifs pour l’association, en tant que bénévole. «Le fond de son histoire était le même, à l’époque», raconte Anne Kesteloot. «Abus sexuels répétés à un très jeune âge, prostitution par le biais de son souteneur. (...) Les expériences qu’elle avait décrites dans son manuscrit étaient atroces. On voit rarement des comptes rendus d’abus aussi détaillés.» D’après Anne Kesteloot, il n’y avait rien d’anormal à ce que Regina décide d’aider les autres. Elle la considérait comme l’exemple type de la victime qui digère son passé de façon très extravertie. Elle se souvient d’elle comme d’une fille à la mémoire courte. «Ainsi, on pouvait avoir une conversation détaillée, dans laquelle on prenait des arrangements pratiques. Si on le lui rappelait par la suite, elle ne se souvenait de rien. Comme si on parlait à un autre de ses alter ego.»11
Goossens ne ménage pas ses tentatives de faire comprendre à Pignolet qu’il chasse des fantômes, mais il n’y parvient guère. Il doit encore vérifier si De Baets a pu être présent le 15 décembre 1989 lors du jeu de rôles de Louf à l’Ecole de gendarmerie. Le résultat est négatif. Ensuite, s’il était possible que De Baets soit le père biologique de X1. Ou s’ils ont été à l’école ensemble. Si elle a travaillé dans un bar où De Baets aurait effectué des contrôles au début de sa carrière. Ou dans un bar où il aurait lui-même des intérêts. Goossens cherche comme un fou. Rien. Il fait une enquête de patrimoine sur De Baets et sa compagne actuelle. Il vérifie tous les bars de la rue d’Aerschot. Aucune trace de De Baets, ni même d’éventuels hommes de paille. Rien.
Goossens a encore pour mission de retrouver deux bars signalés par des témoins du même acabit que Demol, Pirard et Moyen: le Saint-Christophe à Nevele ou dans les environs, et le bar Tropicana, où qu’il puisse se trouver. Le premier serait un bar de De Baets, l’autre, Regina Louf y aurait travaillé. Goossens et ses collègues cherchent tant et plus. Il n’y a jamais eu à Nevele, ni aux alentours, de bar du nom de Saint-Christophe ou quoi que ce soit d’approchant. Par contre, Tropicana est découvert et Goossens peut même confirmer que Regina Louf y a travaillé. Avant que Pignolet puisse danser de joie, Goossens doit cependant lui faire cette petite précision: Tropicana n’est pas un bar, mais un... club d’aquariophilie.
Ce qui suit, on nous l’a confirmé, a été rigoureusement versé comme pièce officielle au dossier 231/97 du juge Pignolet:

ps: study
afschrift van PV 29 10 97
http://www.scribd.com/doc/22791629/29-10-97-afschrift


Dernière édition par Ruf Nachtergaele le Ven 20 Nov - 8:42, édité 1 fois

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