Un front syndical à trois képis

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Un front syndical à trois képis

Message  Admin le Ven 31 Oct - 16:12

Un front syndical à trois képis

LALLEMAND,ALAIN

Jeudi 11 mars 1999

Un front syndical à trois képis

La nouvelle fédération s'appelle Syndicat autonome de la police belge (SAPB) et regroupe ce qui apparaissait hier comme l'eau et le feu: les gendarmes du Syndicat général des services de gendarmerie (SGSG), les péjistes du Syndicat autonome de la police judiciaire (SAPJ) et les policiers (majoritairement communaux) du Syndicat de la police belge (SNPB), de la Fédération syndicale policière de la région bruxelloise et extensions (FSPRB&E) et de la Fédération wallonne des syndicats de police (FWSP).

Leur poids est difficile à estimer. Ils disent représenter 6.000 à 8.000 policiers (sur moins de 20.000 qui seraient syndiqués) et, à ce titre, être le syndicat policier le plus important. Ils se rassemblent aujourd'hui parce que, face à la négociation du statut unique (disciplinaire, syndical, pécuniaire, administratif), leurs intérêts sont communs et qu'à terme, la fusion des polices se profilant pour 2001, ils veulent accompagner le mouvement de réforme. Les conditions légales de représentation syndicales (10 % minimum des agents) les poussent à regrouper leurs effectifs.

Fait inédit, on a entendu ce mercredi matin le secrétaire général du SAPB, le péjiste Bernard Ista, pourfendeur de gendarmes depuis deux ans, prendre la défense des adjudants de gendarmerie et annoncer la volonté de la nouvelle fédération d'élaborer entre péjistes et gendarmes des échelles barémiques et équivalences de grade qui satisfassent les deux parties.

Tel est l'obstacle que devra sauter ce nouveau front de gendarmes, péjistes et policiers communaux: s'ils sont d'accord pour entonner l'antienne de Tobback selon laquelle la réforme de la police ne doit pas coûter le moindre franc à aucun policier, en termes de fonctions et grades par contre, on peut craindre que ce qui sera gagné par un camp sera perdu par l'autre. A moins de réaliser une contre-proposition à ce point performante qu'elle rassemble notamment péjistes et agents de BSR. Mais les optiques sont aujourd'hui diamétralement opposées.

De manière transitoire, il est vrai, chacun des syndicats conservera une grande autonomie de fonctionnement au sein du SAPB . Mais comment le SAPJ défendra-t-il les intérêts de commissaires de PJ qui se voient déjà les égaux de majors de gendarmerie, alors que le comité BSR - qui a l'appui du SGSG - trouve que le ravalement de ces commissaires au rang de capitaines est déjà un cadeau inacceptable?

Le SAPB parie sur une négociation strictement syndicale.

A. L.

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