PRL-FDF-MCC n'ont qu'un rival, le PSC Avec Jean-Pierre Malmendier, Roger Mené et Mélanie Cohl Dieu, que la campagne risque d'être terne!

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PRL-FDF-MCC n'ont qu'un rival, le PSC Avec Jean-Pierre Malmendier, Roger Mené et Mélanie Cohl Dieu, que la campagne risque d'être terne!

Message  Admin le Ven 31 Oct - 16:06

PRL-FDF-MCC n'ont qu'un rival, le PSC Avec Jean-Pierre Malmendier, Roger Mené et Mélanie Cohl Dieu, que la campagne risque d'être terne!

VAES,BENEDICTE; DEWEZ,ALAIN

Lundi 8 mars 1999

PRL-FDF-MCC n'ont qu'un rival, le PSC

A la fois meeting, téléthon et farandole, le premier congrès de la Fédération chante déjà l'air de la victoire.

Hypnotique. Samedi, bourré à craquer, le palais des Beaux-Arts de Charleroi est électrisé d'impatience. L'ambiance oscille entre téléthon, récital de crooner ou match de foot. Un peu les trois à la fois.

Les «candidats à la victoire» piaffent dans les coulisses. La salle bat déjà des mains, souffle dans des trompettes. Soudain les idoles descendent le grand escalier dans un déferlement de drapeaux bleus, amarante, turquoise. Voici l'ouverture en fanfare du premier congrès de la fédération PRL-FDF-MCC.

Monsieur Loyal du congrès, Didier Reynders, monte sur la piste. Il invite à y tournoyer Gérard Deprez et Nathalie T'Serclaes. Puis Olivier Maingain et Antoinette Spaak. Applaudimètre favorable dans les quatre cas. C'est gagné.

Place à l'idole. La salle hurle. Louis Michel virevolte en envoyant des baisers. Tout le monde embrasse tout le monde. Sauf Maingain qui tapote pudiquement dans le dos de Reynders. Sur scène se déploie une farandole, bras levés. Deprez prend l'air d'un gladiateur prêt à terrasser le lion.

Daniel Ducarme s'empare du micro et tonne: Si vous étiez près de moi, vous sentiriez comme mon coeur bat! Le premier congrès électoral est lancé. Il vire au talk-show avec des «représentants de la société civile».

Après ces vedettes «américaines» revient le tour des stars. A tour de rôle, elles se mettent en jambes. Et en nage. Bonne mise en jambes commune. Echauffement réussi. La campagne peut commencer.

Gérard Deprez salue bien bas Michel, l'appelant «Monsieur le fédérateur». Louis, lorsque je nous vois ici, hier adversaires irréductibles, aujourd'hui compagnons de route, différents mais fraternels, je sais que le changement est en route. Il termine par: Vive la Fédération, vive la victoire!

CANONS POINTÉS SUR LE NORD

Olivier Maingain, masque romain, ton gaullien, déploie ses périodes oratoirescomme une batterie de canons braquée sur le Nord. Les fanatiques de la tour de l'Yser ont rassemblé derrière eux une immense majorité du Parlement flamand, le moteur Van den Brande pousse la locomotive Dehaene. Il accuse le CVP d'être prêt à se faire l'allié l'objectif, ne serait-ce qu'un temps, du Vlaams Blok, pour mettre Bruxelles sous tutelle de l'Etat flamand.

Il précise son tir: Votez Chabert et vous recevrez en retour Mme Grouwels, drapée dans un Lion toutes griffes dehors. Votez pour la liste commune SP et Agalev (NDLR:à Bruxelles) et vous recevrez de M. Peeters un exemplaire dédidacé de ses directives qui fleurent si bon le Vlaams Blok.

Il n'y aura pas d'adaptation de la représentation des Flamands de Bruxelles s'il n'y a pas élargissement des limites de Bruxelles. Ce qui est bon pour les Flamands de Bruxelles l'est aussi pour les francophones de la périphérie.

Après le chant de guerre, le requiem adressé au PSC: Notre F édération, dont l'engagement est éprouvé, n'a rien à voir avec ces timides balbutiements, si faibles qu'ils sont peu crédibles, de ceux qui n'ont plus d'autre choix que d'occuper le wagon de queue d'un convoi que le CVP conduit à sa guise.

GAGNER PARTOUT ET PAR IDÉAL

La salle est torride. Louis Michel surfe sur la lame de fond: Nous n'entendons pas remporter une victoire contre les autres. Nous nous battons pour un idéal.

Mais... notre volonté, c'est d'accéder à des responsabilités gouvernementales à tous les niveaux de pouvoir. Notre Fédération doit gagner. Sinon nous retrouverons un gouvernement de battus, passéistes et usés.

Ou bien nous brisons la chape de clientélisme, de sous-régionalisme et de dirigisme qui pèse sur la Wallonie, ou bien la Wallonie ne se redressera pas et Bruxelles sera une proie facile pour ceux qui la guettent.

Et puisqu'on se bat quand même contre «les autres», voici le tube attendu. Le grand, le seul. Celui qui vise...le PSC.

Ce parti dont je ne prononcerai pas le nom annonce qu'il va enfin s'occuper des choses de la vie. Mais, mes chers amis, qu'ont-ils fait depuis 1958? Dites-moi, de quoi se sont-ils occupés? Assis à deux mètres, celui qui fut treize ans durant président du PSC a, fugitivement, le masque qui se crispe. Puis,il tend le bras vers Michel et lui envoie un baiser. La salle glousse de plaisir.

Le président de ce parti libéral - qui fut souvent au pouvoir depuis 1958, et notamment de 1981 à 1988 - poursuit, imperturbable. Il plante ses banderilles dans chaque proposition sociale-chrétienne: Une garderie dans chaque école? Le PSC est-il absent de la Communauté française? Un médiateur dans chaque quartier? Pourquoi le PSC n'a-t-il pas mis en place une politique de la ville et de la sécurité? Des administrations ouvertes le samedi matin? Pourquoi avoir mené, depuis 1958, une politique qui n'a fait que fermer des administrations? Qui peut croire qu'ils vont réaliser en quelques mois ce qu'il ont ignoré pendant un demi-siècle?

L'estocade vise la campagne du gouvernement wallon «qui a remis la Wallonie en mouvement»: De la pure intox. Financée à coup de millions d'argent public. De votre argent. Ni démocratique ni éthique. J'assure les Wallons que, nous aux responsabilités, nous mettrons fin à de telles pratiques.

Il faut chan-ger. Au turbin, les candidats et militants. Je vous engage tous à vivre avec ferveur chaque jour qui nous sépare du 13 juin. L'apothéose: Cette victoire sera le commencement d'une vie nouvelle pour chaque habitant de Wallonie et de Bruxelles. Les vedettes refont la ronde sur la scène. C'était un beau concert.

BÉNÉDICTE VAES

Avec Jean-Pierre Malmendier, Roger Mené et Mélanie Cohl

C'est «people» et ça plaît. Comme d'autres partis, la Fédération PRL-FDF-MCC a appelé en renfort la «société civile». Ecolo a reçu le soutien de Gino et Carine Russo? La Fédération bleu-amarante-turquoise aligne Jean-Pierre Malmendier, fondateur de l'association «Marc et Corine». Et Carine Lotin, soeur du para assassiné.

Le PS se fait chanter par le barde wallon William Dunkerd? La Fédération invite Mélanie Cohl, candidate malheureuse à l'Eurovision.

Le PS fait trôner au premier rang de ses congrès Michel Nollet, président de la FGTB? Côté PME, le PRL se fait soutenir par Roger Mené, patron de l'Union des classes moyennes. Côté sécurité, il s'adjoint Bernard Ista, du syndicat autonome de la police judiciaire.

Tout ce beau monde était convié pour six débats, portant sur les thèmes du programme PRL: Wallonie-Bruxelles; emploi et charges; sécurité; solidarité; démocratie; Europe. Les invités étaient priés d'interpeller, en toute liberté. Trêve d'inquiétudes: ce ne furent pas des questions pièges. Exemples: Que répondez-vous à ceux qui remettent en cause la Communauté française? Que fera le PRL pour l'emploi? Ou encore: Que ferez-vous, quand vous serez au pouvoir, pour ceux qui ont peur d'aller au cinéma le soir ?

Ce fut l'occasion, pour la Fédération, d'esquisser un axe Bruxelles-Lille-Monde (sic). De promettre de faire comme Tony Blair , pour l'emploi et la réduction des charges. Jacques Simonet jura que la police ne restera pas calfeutrée dans le confort douillet d'un commissariat (les intéressés apprécieront) mais sera dans la rue. Les miliciens et militaires seront les bienvenus, n'en déplaise aux pisse-vinaigre d'un parti en voie de décomposition.

A Jean-Pierre Malmendier, on promit des peines incompressibles.A Mélanie Cohl, on garantit la culture pour tous. Et tout le monde entonna, avec Nana Mouskouri, le grand air de la liberté.

B.V.

Dieu, que la campagne risque d'être terne!

Encore plus de nonante jours à tenir. Et tout semble dit. En termes de slogans. OEcuméniques. Creux.

Au PS, on placarde à tour de bras une prophétie: «Le XXIe siècle sera social.» Didier Reynders l a paraphrase: «Le XXIe siècle sera social parce qu'il sera libéral.» Après ça, qui a encore envie de comparer les programmes, de décortiquer les enjeux? Bof!

Quand ils ont l'âme impertinente, qu'ils préfèrent affûter l'ironie que balancer le compliment, les commentateurs se régalent des flèches qui font mouche. Des débats où les adversaires se désarçonnent. Du choc des idées où l'électeur peut choisir son camp.

Las! cette fois, on risque de rester sur sa faim. La fédération PRL-FDF-MCC n'affiche, côté francophone, qu'un rival: le PSC. Facile. Tirer sur une ambulance, c'est un gag qui fait toujours rire. Difficile: assassiner onze ans de majorité rouge-romaine en plastronnant aux côtés de l'ex-président du PSC, c'est une pirouette qui relève de l'acrobatie.

Bon, et les autres? Du PS ami et presque complice, la fédération à tiroirs ne pipe mot. Sinon pour dire que le parti de Philippe Busquin le suit enfin dans le front francophone. A Ecolo, la fédération s'attaque encore moins. Les stratèges de la rue de Naples ont dû calculer que chaque voix donnée aux Verts serait ôtée à la gauche du PS ou au PSC associatif. Donc, motus.

Côté flamand, la fédération à étages n'a qu'un ennemi: le Nord. Décrit comme un magma indistinct de «nationalistes arrogants et intolérants». VLD ou Agalev, même combat. La fédération n'a qu'un projet: le front. Violet, forcément. Et un argument massue: le refus du Premier ministre de recevoir les six bourgmestres de la périphérie. Succès garanti. Mais le citoyen-électeur, dont, après l'affaire Dutroux, la révolte citoyenne n'a même pas érodé le roc gouvernemental, a-t-il tellement envie de faire tomber la majorité sur le sort de Rhode-Saint-Genèse?

Du reste, on ne pipe mot. Le débat sur l'emploi, les charges, les impôts est d'une effroyable com- plexité chiffrée. Le sort du chômage, des pensions, des exclus a glissé dans les mains des experts. C'est dommage. Pour l'électeur.

B.V.

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