Sécurité Les services de secours belges en Islande Comme sur un volcan Un village adapté à Marche-en-Famenne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sécurité Les services de secours belges en Islande Comme sur un volcan Un village adapté à Marche-en-Famenne

Message  Admin le Ven 31 Oct - 15:50

Sécurité Les services de secours belges en Islande Comme sur un volcan Un village adapté à Marche-en-Famenne

BELGA

Lundi 1er juillet 2002

Sécurité Les services de secours belges en Islande

Comme sur un volcan

La Belgique participe à un exercice de l'Otan en Islande. De quoi tester sur le terrain le volet civil de son dispositif d'intervention rapide.

La Belgique a engagé un important détachement de secouristes civils et militaires dans un exercice de l'Otan d'aide en cas de catastrophe naturelle en Islande, profitant de l'occasion pour tester le volet civil de son dispositif d'intervention rapide baptisé B-FAST, en présence du ministre de la Défense André Flahaut (PS).

Elle fournit ainsi la plus importante contribution étrangère à cet exercice. Organisé par l'Otan dans le cadre du Partenariat pour la paix (PPP) sur le thème de l'envoi d'une assistance internationale à la suite d'une éruption volcanique, suivie de tremblements de terre, il rassemble jusqu'à ce 1er juillet quelque 250 secouristes spécialisés provenant de cinq pays membres de l'Alliance et de neuf partenaires.

L'exercice vise à améliorer l'interopérabilité entre services de secours civils et militaires des pays participants.

L'Islande est un archipel où l'activité volcanique et sismique reste importante. Le scénario tient en compte une répétition de l'éruption volcanique qui a frappé en 1973 l'île de Heimaey (sud), entraînant l'évacuation de ses habitants. D'autres incidents sont « injectés » pour occuper les secouristes, comme un accident fictif d'autocar, entraînant l'intervention de la Croix-Rouge islandaise et d'une « équipe de triage » militaire belge déployée à proximité.

La Belgique a engagé dans l'exercice son unité d'intervention rapide pour les catastrophes naturelles et humanitaires connue sous le nom de B-FAST (Belgian First Aid and Support Team), un organisme fédéral qui est placé sous l'égide du ministère des Affaires étrangères mais qui rassemble des représentants de différents départements et même des organisations non gouvernementales.

Une trentaine de militaires du génie et de la composante médicale (ex-Service médical) de l'armée ainsi que 80 pompiers provenant de plusieurs corps composent le détachement belge engagé dans « Cooperative Safeguard ». Les « médicaux » ont ainsi déployé un hôpital de campagne composé de tentes pour fournir une aide médicale urgente aux victimes. Tout le personnel et le matériel ont été acheminés par des avions de transport C-130 Hercules de la composante aérienne de l'armée.

Mais cet exercice vise surtout à tester la composante civile de B-FAST, le Détachement pour intervention catastrophe (DICa), qui rassemble des membres de la protection civile et des services de secours et de pompiers de plusieurs communes belges, selon le chef de cabinet adjoint du ministre des Affaires étrangères, Bernard Ista.

Le volet militaire de B-FAST avait été testé en mai 2001 lors d'un exercice au Bénin.

Nous avons ici 80 pompiers, dont une vingtaine venant de l'agglomération de Bruxelles et une quinzaine de Hasselt, a expliqué samedi le lieutenant Jean-Marie Ledeghen, de Bruxelles, qui coordonne l'action de ces hommes sur l'île de Heimaey.

Selon cet interlocuteur, la création de la structure B-FAST est une conséquence de l'intervention quelque peu chaotique des secours belges lors du tremblement de terre survenu en Turquie en août 1999, dont les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, MM. Michel et André Flahaut, avaient pris conscience sur place.

Le lieutenant Ledeghen a toutefois reconnu qu'il était encore difficile de faire participer les pompiers de certaines communes, dont les bourgmestres se réfugient parfois derrière l'autonomie pour refuser de libérer du personnel, d'autant plus qu'un arrêté royal donnant un cadre légal à B-FAST n'a pas encore été signé. Les pompiers doivent aussi être volontaires. (Belga.)·

Un village adapté à Marche-en-Famenne

Le ministre belge de la Défense, André Flahaut, a annoncé samedi son intention d'adapter un village situé dans le camp militaire de Marche-en-Famenne pour permettre aux secouristes de s'entraîner à intervenir en cas de catastrophe.

En visite en Islande, le ministre s'est notamment rendu samedi sur l'île de Heimaey. Il a indiqué que les secouristes ne disposent que de peu de possibilités d'entraînement en la matière en Belgique. Le village de quelques maisons situé dans le camp militaire de Marche-en-Famenne a été épargné lors l'installation du camp Roi Albert dans les années 70, pour accueillir la 7e brigade rapatriée d'Allemagne.

Ce village trouvera une nouvelle raison d'être d'ici la fin de l'année, a ajouté le ministre.

L'Islande possède pour sa part à Gufuskalar, au nord-ouest de Reykjavik, un village reconstitué qui permet l'entraînement des secouristes à toute une série de situations rencontrées lors de catastrophes, comme l'effondrement de blocs d'habitation. Il s'agit d'une installation de classe mondiale, a commenté samedi un officier américain faisant partie de la direction de manoeuvre de Cooperative Safeguard.

Le ministre de la Défense, André Flahaut, s'est également déclaré favorable à un élargissement du dispositif belge d'aide en cas de catastrophe connu sous le nom de B-FAST à d'autres pays européens.

Il faut avancer de façon progressive avec ceux qui veulent avancer, a-t-il affirmé.

André Flahaut s'est également déclaré favorable à une collaboration entre la Belgique et les « petits » pays européens, comme le Luxembourg et les Pays-Bas. Il a noté que ceux-ci disposent d'une structure assez similaire au B-FAST.

Des responsables du ministère des Affaires étrangères présents en Islande se sont aussi montrés partisans d'une plus grande coordination entre Européens. Nous sommes aussi demandeurs d'une plus grande coopération en matière d'évacuation de nos ressortissants de régions en crise, a expliqué l'un d'eux. (B.)·

Admin
Admin

Messages : 883
Date d'inscription : 22/03/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://dutroux.forumdediscussions.net

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum