INDICES REELS, MOTIVATIONS OBSCURES, UN SYNDICALISTE DE LA PJ CROIT AVOIR ETE MIS SUR ECOUTE

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INDICES REELS, MOTIVATIONS OBSCURES, UN SYNDICALISTE DE LA PJ CROIT AVOIR ETE MIS SUR ECOUTE

Message  Admin le Ven 31 Oct - 11:39

INDICES REELS, MOTIVATIONS OBSCURES, UN SYNDICALISTE DE LA PJ CROIT AVOIR ETE MIS SUR ECOUTE

LALLEMAND,ALAIN

Samedi 12 avril 1997

Indices réels, motivations obscures

Un syndicaliste de la PJ croit

avoir été mis sur écoute

Le 9 octobre dernier, nos confrères de l'agence Belga annonçaient de bonne source la mise sur écoute du cabinet Van Cauwenberghe et de Me Mayence, conseil de l'inspecteur Georges Zicot. Depuis lors, dans le cadre des devoirs d'instruction qui lui ont été confiés par la commission d'enquête Dutroux et consorts, le conseiller Etienne Marique a effectivement enquêté en ce sens. Force est de constater, aujourd'hui, que rien ne permet de démontrer l'existence de ces écoutes.

De petits faits, anecdotiques, ont été relevés par cette enquête. Ainsi, le fait que des gendarmes utilisaient les lignes 100 ou 101 lorsqu'ils entraient en contact avec des magistrats n'est pas insignifiant : ils souhaitaient ainsi permettre l'enregistrement de la conversation. Ou le fait, plus curieux, que la ligne téléphonique de Marc Dutroux, mise sur écoute, ait été coupée, puis, semble-t-il, utilisée ultérieurement dans des circonstances mal connues.

POUR QUELLES RAISONS ?

Cette absence d'éléments de preuve sur l'existence d'écoutes administratives - avérées dans notre pays, mais toujours illégales, au contraire des écoutes judiciaires - ne clôt pas entièrement le débat, dans la mesure où il demeure au moins un cas sérieux et récent de suspicion d'écoutes illégales. Et pas le moindre : cette suspicion est exprimée par le secrétaire général du syndicat autonome de la PJ, Bernard Ista en personne. Ce syndicaliste, par ailleurs porte-parole du front commun syndical de la PJ et porte-parole, depuis peu, du front commun syndical élargi à la majorité des syndicats de gendarmerie, n'est donc pas n'importe qui, eu égard aux tensions surgies depuis le début de l'été 1996 entre PJ et gendarmerie à propos de la redistribution des tâches des forces de police.

Au départ, ce n'était qu'une rumeur : Bernard Ista «aurait été» mis sur écoute administrative - par quel service ? - durant une période déterminée de l'année 1996, mais il était incapable d'en identifier la motivation et encore moins le dispositif.

Etait-il sur écoute dans le cadre du dossier Zicot ? Neufchâteau n'a jamais entendu parler ni de près ni de loin de Bernard Ista, dixit Michel Bourlet. Et encore moins d'écoutes. En liaison avec le cabinet Van Cauwenberghe (la soeur de Bernard Ista étant secrétaire particulière de celui-ci) ? Mystère.

Toujours est-il qu'au lendemain de l'annonce, par Belga, d'une mise sur écoute de l'entourage de Van Cauwenberghe, Bernard Ista se constitue partie civile. Il est entendu par un juge d'instruction de Huy; il sera même approché rétrospectivement par le conseiller Marique, lequel se demande s'il n'y a pas un lien à faire entre les soupçons de Bernard Ista et le dossier qui lui est confié par la commission parlementaire d'enquête sur les écoutes.

Le dossier quitte le stade de la simple rumeur lorsque Bernard Ista se voit confirmer fin 1996, par plus d'une source de la Sûreté de l'Etat, la réalité des écoutes et les dates exactes de leur réalisation : Tu n'arriveras jamais à le prouver, Bernard, mais... Et, selon Bernard Ista, ces sources internes à la Sûreté lui révèlent alors qu'il a effectivement fait l'objet d'une écoute illégale, réalisée par un corps qui n'est pas, sur papier, un service de renseignement...

Comment les sources internes à la Sûreté de l'Etat peuvent-elles l'affirmer ? Parce qu'elles partagent, avec les gens qui m'ont écouté, un certain nombre de «techniciens dévoués» de Belgacom, qui leur rendent un certain nombre de menus services... Il n'y a pas beaucoup de personnes de ce genre, poursuit Bernard Ista. Et ils ne sont pas très haut dans la hiérarchie de Belgacom. Mais ils leur permettent d'obtenir notamment des listes mises à jour du réseau téléphonique.

SOUPÇON INQUIÉTANT

Par ces sources, Bernard Ista va apprendre également comment il a été mis sur écoute, ou plutôt comment les agents de la Sûreté qui le renseignent pensent qu'il a dû être mis sur écoute : dans la localité où il réside, il y a une borne pour deux villages.

Une fois la borne ouverte, lui confiera-t-on, de petits contacteurs numérotés permettent d'identifier la ligne et d'y glisser un inducteur. Lequel émettra, avec une portée de dix à vingt kilomètres.

Info ? Intox ? Ce soupçon, partiellement étayé par des sources internes à la Sûreté, nous semble en tout cas assez inquiétant pour être publié. Et pourtant, il y a peut-être pire encore : Selon mes sources, continue Ista, les inducteurs ainsi posés sont un matériel dont les services belges ne sont pas équipés. C'est un cadeau de la CIA, un échange pour menus services rendus...

ALAIN LALLEMAND

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