Qui est il ?

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Qui est il ?

Message  Admin le Sam 22 Mar - 22:33

Michel LELIEVRE est né le 11 mai 1971 à Namur ; sa mère, Nadia D. , n’a pas encore dix-neuf ans lorsqu’elle le met au monde, et son père biologique serait un étudiant italien accidentellement décédé à Bruxelles quelque temps après. Madame Nadia DEFOY aurait fui rapidement les violences de sa propre famille pour chercher refuge, avec son bébé, dans un foyer d’accueil pour fillesmères de la région liégeoise, mais son inconduite et le peu d’attention qu’elle porte à son enfant amènent le juge de la jeunesse à ordonner à l’égard de celui-ci une mesure de placement. C’est donc âgé de moins d’un an, en avril 1972, que Michel LELIEVRE, qui à l’époque porte le nom de sa mère, DEFOY, est placé en famille d’accueil à Arsimont, chez les époux André B. et Josette D . ; ceux-ci, lorsque Michel LELIEVRE intègre leur famille, ont déjà quatre enfants et en ont accueilli une cinquième âgée de quatorze ans et une sixième de deux ans. Le 15 août 1973, Nadia DEFOY donne naissance à un second fils, Benoît, qui vient rejoindre son frère Michel dans la famille BOUILLON ; l’un et l’autre prennent le nom de LELIEVRE lorsque leur mère épouse, en 1978, Christian LELIEVRE, qui a à peine quinze ans de plus que Michel, et qui légitime par mariage les deux enfants de Nadia DEFOY ; à défaut d’en retrouver la garde, le nouveau couple LELIEVRE - DEFOY obtient et exerce un droit de visite une fois par mois sur les deux garçons. Le couple se sépare en 1987, et Christian LELIEVRE est emprisonné pour assassinat en 1989.
Avec son frère Benoît, Michel LELIEVRE n’a entretenu que de rares relations peu fraternelles ; les disputes auraient été fréquentes entre les deux frères, Benoît étant plus proche de la famille d’accueil, Michel se rapprochant davantage de sa famille d’origine particulièrement GilberT D. et Denise L. , ses grands-parents maternels . Les deux frères vécurent pourtant les mêmes problèmes liés à la consommation de drogue. Benoît sera également arrêté en août 1997, et condamné à une lourde peine de prison par la Cour d’Assises de Namur.
Toutes les personnes de la famille d’origine de Michel LELIEVRE rencontrées par les enquêteurs ayant réalisé l’enquête de moralité, les inspecteurs D. et J. , disent leur étonnement d’avoir appris, lors du déclenchement de l’affaire en août 1996, les faits reprochés à Michel LELIEVRE ; c’est le cas de ses grands-parents maternels, de sa mère, de son père patronymique, de son frère et de Y. Fabian, le dernier compagnon de Nadia DEFOY.
Michel LELIEVRE a donc vécu en famille d’accueil de 1972 à 1989, et durant toute cette période, c’est la même assistante sociale, Madame Jeannine GUERRIERI, qui a pu suivre son évolution. La famille BOUILLON, avec ses huit enfants dont quatre en accueil, vit en bordure du village d’ARSIMONT dans une villa, spacieuse et richement meublée ; ce climat rural, paisible et confortable contraste singulièrement avec les endroits plus défavorisés occupés successivement par les grands-parents et la mère de Michel LELIEVRE. C’est du moins pour les quatre premiers enfants, André, Joëlle, Stany et Ariane B. que va se manifester cette période d’opulence, car après le mariage des quatre aînés, selon Martine C. , une des enfants accueillies, de graves problèmes financiers vont ralentir le train de vie, et la jeunesse des quatre plus jeunes, dont Michel LELIEVRE, va sembler beaucoup moins rose. Michel LELIEVRE semble avoir mal supporté l’omniprésence de la religion catholique qui régnait dans la famille, les loisirs consacrés aux réunions de patronage, à la messe dominicale et aux veillées de prière, les camps de vacances organisés par les Mutualités chrétiennes, dont témoigne également Mireille B. , la plus jeune des filles adoptées. A son départ en 1989, lors de ses dix-huit ans, Michel LELIEVRE semble avoir gardé un meilleur souvenir de ses frères et soeurs que de sa mère d’accueil qu’il estime trop rigide et dépourvue d’affection, et qu’il quitte sur une dispute.
Sa scolarité s’était déroulée à l’école « Saint François » d’Arsimont pour la maternelle et les classes primaires, où il est bien considéré par ses instituteurs et obtient des résultats très honorables. Après la réussite de son cycle d’études primaires, Michel LELIEVRE est inscrit en septembre 1983 à l’Institut « Sainte Catherine » de Tamines où il réussit une première année en option latine ; le deuxième année doit cependant être doublée, Michel LELIEVRE vivant alors une adolescence plus mouvementée, anxieuse et perturbée par les confidences que lui fait sa mère sur la situation de son couple, par des rapports de plus en plus tendus avec Madame BOUILLON, la mère d’accueil, et par la recherche de l’identité de son géniteur. Il recommence également sa quatrième à l’Institut « Notre –Dame » d’Auvelais et encourt un nouvel échec en cinquième année, option techniques de communication à l’I.A.T.A. de Namur, et une nouvelle fois en cinquième à l’Institut « Sainte Marie » également à Namur en 1989.
Cette année 1989 est une année charnière pour Michel LELIEVRE ; plusieurs évènements l’auraient perturbé et influencé négativement son avenir : son père patronymique, Christian LELIEVRE, est emprisonné pour assassinat ; il fait également connaissance avec la drogue par l’intermédiaire d’un condisciple à l’IATA ; enfin, il quitte sa famille d’accueil à l’issue d’une querelle avec Madame BOUILLON, pour se réfugier auprès de sa fratrie, chez les enfants BOUILLON, qui prennent parti pour lui et le soutiennent contre leur propre mère. En février 1990, Michel LELIEVRE emménage chez ses grands-parents maternels et rencontre Carine C. , sa première liaison amoureuse qui durera jusqu’en novembre 1993. Celle-ci aurait eu une heureuse influence sur Michel LELIEVRE, en l’écartant du milieu toxicomane qu’il fréquentait, en changeant ses habitudes et en le poussant vers une scolarité de plus haut niveau qu’il ne réussira pas. Mettant définitivement fin à sa scolarité, il déménage avec Carine CRESPIN dans un meublé de Tamines, et trouve des petits travaux ; un accident de circulation en septembre 1991 le repousse dans l’oisiveté et il rechute dans l’univers des toxicomanes. Malgré une thérapie, sa démotivation, l’absentéisme au travail et sa négligence physique l’amènent à la perte de son premier emploi et à la rupture avec Carine CRESPIN en novembre 1993.
Sombrant dans la dépression, Michel LELIEVRE s’inscrit dans une société de travail intérimaire et obtient successivement quatre emplois dans lesquels il semble donner satisfaction . Mais sa toxicomanie l’amène à être détenu, suite à un contrôle, du 7 novembre 1993 au 3 mars 1994. A sa sortie de prison, il est pris en charge par son frère d’accueil, Stany BOUILLON, mais l’autonomie que celui-ci lui laisse pousse Michel LELIEVRE, entre quelques boulots intérimaires, à reprendre contact avec un ancien co-détenu, Casper FLIER, qui lui donne un travail en sa station service d’Anthée, et qui lui fait connaître Michel NIHOUL, Annie BOUTY et Marleen DE COCKERE ; il participe alors à quelques activités illicites avec Michel NIHOUL et Casper FLIER et est à nouveau détenu en novembre 1994 pour des vols commis en juillet 1994.
Michel LELIEVRE quitte Casper FLIER en mai 1995, revient chez sa mère à Tamines et reste dans l’oisiveté jusqu’à sa rencontre avec Michel DIAKOSTAVRIANOS, avec qui il connaîtra les voyages vers l’Allemagne pour le commerce de pneus usagés et la Slovaquie pour les loisirs et la rencontre avec Vanda DUCKA qui lui donnera un fils le 8 juin 1996.
C’est en été 1995 que Michel LELIEVRE situe sa rencontre avec Marc DUTROUX, par l’intermédiaire de Michel DIAKOSTAVRIANOS, et en juillet de la même année, il emménage dans une propriété de Marc DUTROUX.
Les experts psychiatres, les docteurs KORN, GILLAIN et PAPART, qui ont été amenés à examiner Michel LELIEVRE, concluent qu’au moment des faits et encore actuellement, il n’était, et n’est encore actuellement, ni dans un état de démence, ni dans un état grave de déséquilibre mental ou de débilité mentale le rendant incapable du contrôle de ses actions ; son état ne nécessite aucun traitement sur le plan psychiatrique ; il présente une personnalité de type psychopathique, dite antisociale, qui se manifesterait par son incapacité à se conformer aux normes sociales, par ses comportements délinquants répétés, par son instabilité dans la vie affective et professionnelle et par son absence de réelle culpabilité avec des remords centrés uniquement sur sa propre situation et une indifférence envers les souffrances des victimes quelles qu’en soient les conséquences. Michel LELIEVRE présenterait plutôt des capacités intellectuelles supérieures à la moyenne.
Pour Madame Aude MICHEL du service de psychologie clinique de l’Université de Liège, Michel LELIEVRE apparaît manifestement soucieux de son apparence et tente, par de multiples stratagèmes, de se montrer tel un jeune, certes inculpé dans une affaire de moeurs, mais victime d’une conspiration qu’il n’a pu éviter. Il rejette la responsabilité sur autrui et nie ainsi toute implication personnelle dans tout ce qui lui arrive. Derrière cette façade, il se montre particulièrement peu respectueux de la vérité ; ne pouvant se satisfaire de la réalité, il la manipule de façon arbitraire et désinvolte afin de la rendre plus conforme à ses désirs ; il tend à donner une interprétation particulière, personnelle, aux évènements auxquels il est confronté, sans se soucier de la plausibilité de cette analyse.
Michel LELIEVRE a été condamné à plusieurs reprises et son casier judiciaire mentionne les condamnations suivantes :
- un mois d’emprisonnement avec sursis, par le Tribunal Correctionnel de Namur le 24/12/92 pour vol qualifié d’un
cyclomoteur ;
- quinze mois d’emprisonnement avec sursis, sauf la détention préventive subie du 7/11/93 au 3/3/94, par le Tribunal
Correctionnel de Bruxelles le 3/3/94 pour détention et usage de stupéfiants ;
- deux mois d’emprisonnement par le Tribunal Correctionnel de Namur le 22/1/96 pour vols qualifiés dans une habitation et
dans une école ;
- quatre mois d’emprisonnement par le Tribunal Correctionnel de Dinant, le 23/4/98, pour escroquerie à l’assurance ;
- diverses condamnations pour des contraventions à la loi sur la circulation routière.

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